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Patrimoine Kanak /

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hache ostensoir © musée du quai BranlyLa case Bwénaado abrite, depuis le mois de mai 2008, une nouvelle collection d'objets du patrimoine kanak. Ces pièces rares datant du XIXe siècle proviennent du musée du quai Branly à Paris. Elles sont présentées pour une période de 3 ans puis regagnent leur musée "d'adoption" en France.
Cette collection vient compléter les autres collections d'art du centre culturel Tjibaou.


Une symbolique étonnante

La statuaire kanak rend compte d'une symbolique du corps et non de son vécu, le corps et la mort en sont les thèmes majeurs. Les images sculptées sont aussi des aides mémoire de l'histoire locale et l'on ne peut parler de la sculpture sans parler de la grande case.
"La grande case est le pivot d'un espace sacralisé et restera, au-delà même de sa destruction, le point de référence des clans qui s'y rattachent...". Elle évoque la structure de l'autorité du chef en place. Ainsi, de nombreuses pièces sculptées trouvent leur place dans la grande case : certaines font partie de la charpente, d'autres sont rapportées à la construction et d'autres encore font partie du mobilier.

Comment ces sculptures étaient-elles conçues?

statuette à planter ©musée du quai BranlyLes anciens fabriquaient leurs outils avec patience et minutie et se pourvoyaient eux-mêmes en matière première. Pour la réalisation des diverses formes de sculpture en bois, les hommes coupaient au feu ou à l'aide d'herminettes. Le bois était taillé avec des morceaux de quartz aigus et polis avec du sable de rivière. Feuilles et des écorces râpeuses donnaient un polissage plus fin. Les sucs et sèves d'arbre étaient utilisés pour teinter et cirer le bois.

Plantée à l’intérieur de la case, ou dans les champs, cette statuette a pour fonction de garder les lieux. Elle est souvent destinée à repousser les esprits malins ou les génies malfaisants.

La figurine au berceau ©musée du quai BranlySculpture très originale qui rappelle un berceau par sa forme ovale et par les motifs de tressages gravé au dos. Cette figurine dont la signification reste trouble, était employée dans les magies de protection des proches des femmes mortes en couche.
La figurine était placée auprès du corps afin d’éviter à l’esprit de la mère de hanter les vivants à la recherche de son enfant. Elle évoquait aussi la façon dont on transportait le corps des défunts. Elles ont un rapport général avec le deuil.

Ouvrages à consulter :
  • le catalogue de l'exposition "De jade et de Nacre" du musée territorial de la Nouvelle Calédonie. 1990
  • Mwà Véé n°54. octobre 2006


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