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Les photographies de Jean-François Marin posent un regard interrogatif sur l’identité de la société calédonienne d’aujourd’hui.
Famille d’éleveurs lors du regroupement du bétail pour la baignade, Népu, commune de Poya. Mai 1997 - avril 1998
L’exposition « Les Calédoniens » a été présentée au centre culturel Tjibaou, en 1999 (du 15 mai au 1er août, dans la salle Komwi).
Un extrait de cet ensemble présente depuis juin 2010, la population calédonienne dans la nouvelle serre dédiée à la Nouvelle Calédonie au « Jardin des plantes » du Musée de l’Homme à Paris. Jean-François Marin (né en 1961) vit et travaille dans la région Rhône Alpes. Après des études en biologie, il se forme à l’école de photographie du CEFREP en 1988 et devient photographe professionnel. En 1990, il intègre l’agence de photographes EDITING et commence une collaboration régulière avec la presse nationale et internationale (Géo, l’Express, Libération, le Monde, Télérama, New York Times, …).
Parallèlement, il réalise des travaux photographiques Corporate, pour la communication d’entreprises, des collectivités locales ou grandes écoles de la région lyonnaise. Depuis plusieurs années, il intervient en milieu scolaire défavorisé (ZEP), dans le cadre d’animations d’ateliers de pratiques artistiques en photographie, avec le soutien de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles). Il anime avec d’autres photographes, l’association « C’est dans l’air » à Lyon et intègre en 2009 la fédération de photographes Fédéphoto à Paris (www.fedephoto.com/) pour la distribution de ses archives.
Ses travaux personnels se sont orientés vers l’Outremer et une réflexion sur l’identité insulaire. Ils sont exposés dans les lieux références pour chacune des îles investies (Nouvelle Calédonie, Corse, Mayotte) Il vient de terminer le 4ème volet consacré à l’archipel de Wallis et Futuna, les photographies « Ko Futuna mo Uvéa » seront exposées aux Affaires culturelles de Mata Utu en juillet 2011 dans le cadre des manifestations autour des 50 ans du statut du territoire et de l’année des Outre Mer. Sa prochaine destination est programmée pour l’archipel américain de Saint Pierre et Miquelon pour l’année 2012.
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Née en 1962 à Nara au Japon, l’artiste vit et travaille à Nara. Mutsumi Tsuda poursuit une quête qu’on pourrait définir comme une recherche des espaces du secret. Elle exhume l’histoire non dans les reliques du passé mais dans les stigmates encore frais que portent et transmettent les hommes au présent. En 2000, elle a réalisé une série de photographies sur le sujet de la guerre nucléaire « Divergences – d’Hiroshima à Los Alamos ». Mutsumi Tsuda travaille sur l’histoire des émigrants Japonais en Nouvelle-Calédonie, depuis 2003, en tant que chercheur et artiste plasticienne (au Japon, Australie et Nouvelle-Calédonie).
L’exposition « Feu nos pères » découle du travail de mémoire entrepris, portant un regard de photographe, sur l’histoire des Japonais en Nouvelle-Calédonie depuis la fin du 19e siècle, à travers des témoignages de descendants, des photographies historiques ou familiales et des objets de mémoire.
L’exposition « Feu nos pères – Les émigrants japonais en Nouvelle-Calédonie » a été présentée au centre culturel Tjibaou, en 2006 (du 3 août au 8 novembre, dans la salle Komwi).
Yolande et René (2e génération), Nouméa Yolande est la seule personne rencontrée qui sache encore chanter correctement des chansons japonaises que son père lui avait apprises. Son mari René, quant à lui, n’a plus jamais eu de nouvelles de son père, depuis son rapatriement au Japon. Fonds d’art contemporain kanak et océanien
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Claude Beaudemoulin
Installé en Nouvelle-Calédonie depuis plus de dix ans. « Ma première rencontre avec la Nouvelle-Calédonie a eu lieu peu de temps après mon arrivée en 1993. J'étais perdu dans la chaîne entre Hienghène et Voh, sur le chemin au milieu de nulle part j'ai croisé le regard d'une petite fille qui tenait un grand couteau dans une main et des fruits dans l'autre. Je lui ai demandé ma route, elle ne disait rien, j'ai vu alors cette belle lumière de fin de journée auréoler sa chevelure, j'ai pris mon appareil photo, j'ai appuyé quatre fois sur le déclencheur, à la dernière image, elle s'est retournée sans rien dire. Cette photo a fait l'objet d'une carte postale uniquement éditée pour Hienghène, on m'a souvent donné des nouvelles de cet enfant, je lui dédie dix ans plus tard cette exposition car malgré son silence elle m'a permis de trouver mon Itinéraire. »
La vendeuse de pain marmite Maré, 1995 Fonds d’art contemporain kanak et océanien
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David Becker
Né en 1943 aux Etats-Unis, parti en bateau d’Alaska vers le Pacifique sud, David Becker, photographe américain, partage, depuis plus de vingt ans, sa vie entre l’archipel du Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie, dont il archive officiellement la mémoire devant son objectif. Chasseur d’images, arrivé sur l’île en 1989 après avoir parcouru tout le Pacifique sud, il constitue un singulier album de famille pour les futures générations. Il compte déjà plus de 70.000 clichés conservés dans les chambres froides du Service des archives, et table sur un total de 100.000 images, dont près de 400 ont été déjà tirées en Cibachrome pour une douzaine d’expositions.
« Tout ce que l’on voit aujourd’hui est amené à disparaître. C’est vrai que l’arrivée de l’électricité, celle de la télévision et de la radio dans les tribus préfigurent une modernité inévitable, mais notre vie « moderne » va aussi disparaître à son tour parce que l’évolution ne va pas s’arrêter », explique ce photographe « soucieux de l’enregistrement de notre vie d’aujourd’hui pour le futur », heureux de transmettre « un héritage également immatériel en captant par l’image le plus profond du cœur des hommes ». David Becker ne se définit pas comme un anthropologue ou un ethnologue de l’image, mais plus largement comme un acteur culturel, avec la photographie comme outil. Ce qui l’intéresse, c’est de partager et de transmettre sa connaissance de l’humain, et former d’autres personnes à son métier pour assurer le lien avec les générations futures. Le photographe a fait l’objet de nombreuses expositions au centre culturel Tjibaou (2000-2006).
Enfants de l’îlot Toman, situé au sud de Malekula [Vanuatu], Festival des arts mélanésiens, 2000. Inv. 803/06/USA/ADCK Fonds d’art contemporain kanak et océanien
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Fritz Sarasin
Né en 1859 à Bâle – Décédé en 1942 à Lugano Fritz Sarasin était un scientifique bâlois, zoologue, anthropologue, photographe et ethnologue. Il a, durant son séjour en Nouvelle-Calédonie (1911-1912), pendant 15 mois, aux côtés de Jean Roux (1876-1939) - zoologue, conservateur du musée d’histoire naturelle de Bâle, étudié les objets kanak, de prestige ou de la vie quotidienne, témoignages importants d’une culture ancienne en voie de disparition.
Portrait de femme (face), Chépéné, Lifou, Iles Loyauté Photographie noir et blanc Fonds de la médiathèque Agence de Développement de la Culture Kanak-centre culturel Tjibaou
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