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Rituels – Rituals /

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Jusqu'au 12 février 2012, salle Kavitara

Exposition collective

Ritualspromo_janetlilo_print_webRésidence-exposition de six artistes de Nouvelle-Calédonie et de Nouvelle-Zélande.
Artistes invités : Ani O’Neill (NZ), Emma Febvre-Richards (NZ), Florence Parawi (NC), Janet Lilo (NZ), Jean-Jacques Poiwi (NC) et Stéphanie Wamytan (NC).
Ce projet ambitieux, en partenariat avec la Massey University, Wellington (NZ), associe deux pays, deux institutions et six artistes contemporains. Ces derniers sont invités autour d’un projet actuel. Dans les sociétés dites traditionnelles, l’influence des cultures autres qu’autochtones crée parfois des bouleversements mais aussi une nouvelle forme de métissage. Les cultures maori et kanak ont bien entendu certains points communs qui interrogent le rituel. Vient sans nul doute à l’esprit l’aspect coutumier qui représente un pilier majeur et solide à l’intérieur de ces deux sociétés. On retrouvera dans ce projet des propositions (photographies, sculptures, peintures, installations, écrits) liées à la fois à la question, mais aussi à la place du créateur en tant qu’individu.

Tarif : Voir Informations Pratiques

« La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel. »
Jean Baudrillard (1927-2007)
De la séduction (1979)


Rituel :
Conforme aux rites
Réglé par une coutume immuable
Ensemble des règles fixant le déroulement d’un cérémonial (religieux, magique, républicain…)
Manière de faire habituelle dans un groupe, une société, une période de l’histoire
Anthropologie, acte de sociétés « primitives » qui vise à capter et à orienter une force occulte…

Exposition jusqu’au 12 février 2012, salle Kavitara, centre culturel Tjibaou


Janet LILO (NZ)

PROPOS

Top modèle
Par l’artiste
Série de photographies numériques
Vers la fin de ma grossesse, j’ai passé de nombreuses heures devant la télévision, notamment à regarder des programmes de la télé réalité. En conséquence, le projet sur lequel je travaille, présenté ici, porte un regard sur le phénomène de la télé réalité, sur mon rapport à celui-ci, en tant que téléspectatrice, amatrice avisée et critique autoproclamée.
Le programme télévisé américain de la célèbre productrice et mannequin Tyra Banks - America's Next Top Model (« Le nouveau Top Model de l’Amérique ») - m’intéresse tout particulièrement. J’en suis arrivée au milieu de la 17e (All stars). De plus, j’ai aussi suivi les versions britannique, australienne et néozélandaise de ce show.
Ce projet plastique soulève certains questionnements : la perception de l’image de soi, le rapport humain face à la création numérique expérimentale, présentée pour une exposition collective autour du thème des rituels.
Ici le rituel, à travers son acte ou son rôle, se confronte à l’idée du regard porté sur les femmes - avec une pointe d’obsession - sur leur beauté extérieure, leur perfection, et d’une manière ironique, à une période de ma vie, où j’ai personnellement, en tant que femme, ressenti les changements physiques extrêmes de mon corps et le rapport à la conscience de soi.

BIOGRAPHIE

Janet Lilo est née en 1982. Elle a obtenu un Master Art & Design, dans la catégorie arts visuels, à l'Université d’Auckland (Auckland University of Technology). Elle vit et travaille à Auckland (Nouvelle-Zélande).
Dans sa pratique artistique, l’artiste s’intéresse aux nombreux aspects de l'identité formulée par la culture populaire à partir de plusieurs mediums : l’expérimentation vidéo, l'installation et les développements numériques.
Son exposition personnelle intitulée TOP16 (2007-2010) est un spectacle expérimental présentant de la vidéo, de la sculpture et de la photographie. Ce projet fait écho au développement de nombreux sites de réseaux sociaux comme Bebo, MySpace, YouTube ou encore Facebook. Il a été présenté dans de nombreux lieux (région Pacifique, Asie, Amérique).




Stéphanie WAMYTAN (NC)

PROPOS

Le geste
Par l’artiste
Impression sur papier
J'ai longtemps réfléchi sur ma résidence à l'école des Beaux Arts de Massey University à Wellington, et sur mon désir de travailler sur le thème du « rituel » (août 2011). Cette exposition représente l'occasion idéale pour moi de révéler et de transposer les croyances de ma communauté dans la vie contemporaine. C’est dans cet esprit que j'ai décidé de me concentrer sur le rituel de l'accueil.
En Nouvelle-Calédonie et dans la culture kanak, en particulier, lorsque vous êtes invités chez quelqu'un, vous devez toujours faire un geste de remerciement envers l'hôte : cela peut être un don d’argent pour des occasions normales mais aussi des présents pour de grandes cérémonies comme les mariages, des voyages officiels ou des événements.
Au delà de ces coutumes et rituels, il existe un code symbolique des cadeaux. Le tabac est bien reçu, en particulier chez les plus âgés, qui apprécient particulièrement les marques traditionnelles telles que Gauloise, Gitane, le tabac en vrac et des allumettes. Une étoffe (qui a remplacé le tapa ou le tissus traditionnel végétal) doit mesurer trois mètres ou plus selon l'importance de l'invitation. Les billets de banque ont remplacé la monnaie kanak traditionnelle. S’il y a un mariage ou des funérailles, vous devez également ajouter des nattes en matériaux naturels ou synthétiques, de la nourriture comme du riz, du sucre, de la farine, du café et de la viande… Ainsi que des tubercules cultivés dans votre jardin, tels que ignames (le plus important), taros, et patates douces.

Dans le Pacifique, ces gestes ont été copiés par les explorateurs et les marins qui ont offert des cadeaux comme du tissu, du tabac, des allumettes et de l'alcool en échange de terrains. La valeur des échanges a été mal comprise par les populations autochtones. Mon projet, « Le Geste », repose sur ces fondements, mais également sur la conviction kanak de ne jamais donner ou donner à voir des objets personnels tels que les cheveux, l’écriture, des bijoux, des vêtements ou des photos à d’autres personnes, ce qui entraînerait une mise en danger psychologique et physique de l’individu. J'ai été élevée dans cette tradition et encore à ce jour, je photocopie une lettre plutôt que de donner ou de faire parvenir l'original. Cela est directement lié à la superstition indigène de refuser d'être photographié par crainte de se faire voler son image ou son âme.

C’est pourquoi, il apparaît pertinent d’explorer dans « Le Geste » le rituel de l'accueil et l’invitation à travers la technique de la gravure et plus spécialement du gaufrage. Pour ce faire, j’ai utilisé un système mécanique de reproduction qui dépersonnalise mes affaires et mes créations, me permettant de distribuer des objets intimes sans risque et sans doute. J'ai choisi de reproduire des silhouettes d'objets sur une texture suggérant mon identité. Par exemple, l'anneau, l'écriture et la photographie sont des symboles de l'émotif et du sentimental, tandis que le peigne, la brosse à dent, la fourchette représentent l'intimité à cause de leur contact physique avec mon corps et de leur usage personnel. Le format du papier de 28 cm x 25 cm implique la standardisation et la distribution de papier cadeau dans la vie contemporaine. Les papiers sont ensuite disposés sur un espace de 3,20 m x 3,20m, réminiscence de l’étoffe kanak.

BIOGRAPHIE

Stéphanie Wamytan est née en Nouvelle-Calédonie le 17 juillet 1980. D’origine kanak, elle vit et travaille en Nouvelle-Calédonie. En 1999, elle entre sur concours à l’école d’Art de Nouméa où elle effectue un cursus de trois ans qui lui permet d’obtenir un certificat d’étude initiale d’art plastique.

Simultanément en 2002, elle passe le concours d’entrée à l’Ecole nationale supérieure d’Art de NANCY (ENSA) où elle est reçue et dont elle ressort, trois ans plus tard titulaire d’un diplôme national d’art plastique, équivalant à une licence en art. Cette formation lui permet notamment de se familiariser avec la calligraphie, l’eau forte, la taille douce, la linogravure qui deviendront par la suite l’un de ses terrains de prédilection.

De retour en Nouvelle-Calédonie, elle s’installe à Nouméa et amorce un travail axé sur la recherche identitaire. Elle a fréquemment recours au détournement d’objets ou d’images puisés dans son environnement pour l’exprimer. Dans ses compositions et installations, elle n’hésite pas à repousser les frontières de « l’artistiquement correct » en abordant des sujets tabou. En 2006, par exemple, elle s’affranchit des codes traditionnels, et des interdits moraux dans son exposition « Excès de convoitise » conçue comme clin d’oeil à l’une des oeuvres de Gustave Courbet, « l’origine du monde ». Elle utilise le bambou gravé et la gravure pour exprimer de façon très libre, provocante même, sa vision contemporaine de la sexualité du couple. Elle abordera plus tard avec la même indépendance d’esprit le thème de la robe mission.


Emma FEBVRE-RICHARDS (NZ)

PROPOS

Les rituels du code
Par l’artiste
Gravure au laser sur papier
Nous vivons dans une ère où la technologie, de plus en plus rapide et mobile, nous permet d'être constamment « connectés » à travers des appareils chaque jour plus ingénieux. Les téléphones cellulaires, les i-pads, les i-pods, les ordinateurs portables, les réseaux Wi-Fi, les jeux vidéo permettant les blogs, les messageries instantanées, tout ceci nous permet de naviguer sur le web dans le monde entier. Au final les codes de cette technologie estompent les frontières entre le bureau et la maison, le temps de travail et le temps personnel.

Et c'est ici, en tant qu'artiste et être humain, que je crie : « C’est assez ! » Trop simple? Oui, peut-être !
Si nous devons situer la première fois qu'un « Rituel de code » entre dans nos vies, il apparaît que c’est à la naissance ! En effet, les mots, phrases, paragraphes, les histoires et les conversations sont le moyen de communication de la race humaine. C'est un code parlé entre nous, même avant la naissance, et qui aboutit à un partage de nos pensées même les plus intimes.

Nous apprenons ce « Rituel de code » en le traduisant grâce à un traitement en série dans l’hémisphère gauche de notre cerveau de sorte que nous pouvons tous nous comprendre et partager cette information. Cela commence dès notre premier souffle et c’est ensuite renforcé par des moyens scolaires quotidiens, que ce soit la véritable forme des lettres (l'alphabet étant un code numérique composé d'un nombre fixe d'unités), l’'orthographe acceptée d'un mot ou les arrangements formels de ces mots dans des phrases linéaires, des lettres ou des essais.
J'ai donc commencé ma série « Les rituels de code » en considérant comment, chez des enfants scolarisés en maternelle, la création artistique spontanée associée à des « débordements » verbaux leur permettait d’élaborer des dessins, des systèmes de dialogues et d’écriture. M’inspirant des créations spontanée de ma petite fille, j’ai créé une forme visuelle en trempant un fragment de laine dans de l’encre de Chine et en éclaboussant une feuille A3. Après numérisation du résultat plusieurs modifications ont été apportées à l’aide de Photoshop, notamment la superposition sur des lignes d’un cahier d’élèves d’une phrase scolaire dont les lettres remplacées par des rectangles font penser à un code. La multiplication des superpositions faisant référence aux schémas mentaux.
La série « 1F4 » représente l’étude des conséquences, à partir d’une image spontanée, de l’introduction d’un code et d’un rituel, ce dernier étant ici un traitement séquentiel.
Cette réflexion a été développée dans une deuxième série intitulée « volumes » : en utilisant les techniques de l'échelle, de la transparence et de la perforation, cette série interroge les idées et les associations visuelles présentes dans « 1F4 ». Elle porte un regard sur la façon dont le code de l'écriture est présent dans d'autres rituels quotidiens tels que l'architecture, l'artisanat ainsi que les modèles d’habitat.

BIOGRAPHIE

Emma Febvre-Richards s'est imposée, sur la scène internationale, comme une artiste multimédia, chercheur universitaire et chargée d’études dont la pratique artistique s’inspire des éléments multiples des banlieues. Sa recherche artistique découle des pratiques des nouvelles technologies et de leur impact dans l’environnement, notre pensée et la culture.
En mettant en rapport des disciplines, des cultures et des contextes aussi variés, l’artiste, basée sur Wellington, a effectué ses études en Angleterre, puis a obtenu un Master en Arts Plastiques, en France.
Elle est aujourd’hui professeur des Beaux-arts et chargée du programme des Beaux-arts à la Massey University, à Wellington.


Florence PARAWI (NC)

PROPOS

Rites d’hier et d’aujourd’hui
Par l’artiste
Photographies numériques, cartes à gratter
Chaque moment de notre vie est défini par différents rituels.
Par exemple, ici, avec le rituel de la cravate.
Le rituel de la tenue de travail.
Le rituel lié aux costumes quotidiens, aux costumes de guerre et des armes.
Le rituel lié aux accessoires.
Le rituel représente, à mes yeux, des gestes « répétés » (renouvelés) à certains moments bien précis. L’utilisation, de certains objets relatifs au(x) rituel(s), peut devenir « machinale » (banale) - comme le fait de nouer une cravate avant de démarrer une journée de travail.

BIOGRAPHIE

Florence Parawi est originaire de Houaïlou. Après un CAP technique et une première année d’enseignement, elle a complété sa formation artistique durant deux ans à l’École d’art, à Nouméa. Elle enseigne les arts plastiques au collège Do Névâ, à Houaïlou, depuis 1993.
Elle mène en parallèle une carrière artistique depuis 1997. Ses oeuvres sont régulièrement exposées en province Nord et en province Sud, en particulier à la galerie du GIE province Nord à Nouméa, au centre culturel Tjibaou et à la galerie Lec Lec Tic, à l’Anse-Vata.


Ani O’NEILL (NZ)

PROPOS

Le temps est
Par l’artiste
Papier, peinture, fil
Le temps est est une oeuvre réalisée à partir de rebus composés de morceaux de papier peints, récupérés à la fin d’une journée de travail.
En tant qu’artiste du Pacifique reconnue et amplement considérée, qui a collaboré dans de nombreuses expositions internationales et qui connaît une carrière artistique importante, Ani O'Neill vit et travaille aux les îles Cook, comme professeur d'arts plastiques, dans un lycée à Rarotonga. Ses rituels quotidiens sont constitués des choses suivantes : la mise en place et le rangement du matériel d'art de ses élèves, ainsi que les techniques sans cesse répétées, ainsi que les éléments et les « règles de l'art - qui doivent être apprises par ceux qui aspirent à devenir artistes - avant la pose quotidienne ».
Pour réaliser cette oeuvre d'art, l’artiste a recyclé des « déchets », récupérés de la classe d'arts plastiques, qui auraient été sinon jetés dans la poubelle. Chaque morceau de papier jeté a été recouvert d'un mélange "liquide" fait à partir des restes de peinture, qui, une fois sec, a ensuite été découpé en une série de petits cercles.
Les cercles - un élément récurrent dans l’oeuvre de l’artiste - ont ensuite été joués dans un processus d'expérimentation, avec l'artiste ici s'appuyant également sur ses souvenirs d'oeuvres antérieures, actuelles et futures, en accord avec son sens de la continuité

L’oeuvre Rainbow Country (Au pays de l’arc-en-ciel, 2000) – qui fait partie des collections du Musée Te Papa, à Wellington (Nouvelle-Zélande), et qui a été à l’origine réalisée lors de la 4e Biennale d’art contemporain de la Ville de Nouméa (en 2000), et exposée au centre culturel Tjibaou – est le point de départ qui a initié ce processus de création.

Les références à la mise en place technique de ce travail « à la dernière minute », après des mois de réflexion et des jours de collecte, font aussi partie intégrante du processus créatif de l'artiste. Pour Ani O'Neill, l'art du rituel même faire est un art reflétant à la fois une « ouverture » - physique et pratique avec des relations clairement explicites entre le sens et l’objet, encore « fermé » -, secret, implicite à l’intérieur duquel se cachent les significations et les actions.

Il est clair dans ce processus, en tant que professeur d'art et un artiste, O'Neill espère inspirer une appréciation de tous les médias, ce qui décourage les comportements de gaspillage. Par le recyclage et le retraitement, la réforme et représentant des morceaux qui tiennent ensemble une série d'idées, actions et oeuvres d'art, O'Neill a la foi que ses actions artistiques continuer à fournir un lien visuel et spirituel à une énergie créative et inspirante.

BIOGRAPHIE

Le travail d’Ani O'Neill se base sur l’installation et autour d’un lieu spécifique, utilisant une palette de médiums : la sculpture, l'artisanat d’art et la performance. Elle rend hommage à son patrimoine culturel issu des îles Cook, se référant à des éléments de la communauté, de la culture et de l'artisanat au sein de sa pratique artistique.
Artiste plasticienne née à Auckland Ani O'Neill vit et travaille aux îles Cook (Rarotonga). Titulaire d’un Bachelor of Fine Arts (en sculpture), Ecole des Beaux-Arts, Elam, Auckland, Ani O'Neill est membre d’un collectif de performers intitulé Pacific Sisters (Les Soeurs du Pacifique), qui s’est récemment reformé à Mangere, dans le Sud d’Auckland, pour un spectacle nocturne unique EYEKONIK, dans le cadre du Sommet des Arts du Pacifique (mai-juin 2011).


Jean-Jacques POIWI (NC)

PROPOS

Poème de l’artiste

Rituels
Rites perpétuels
Rites naturels
Que de rites qui naissent
Et qui meurent qui se perpétuent
Que l’on brise

C’est une prière
Une gestuelle sacrée
Inscrite dans les prières
Ancrée dans l’essence de l’arbre
Les liens de communication
Sculpture sur pierre

BIOGRAPHIE

Jean-Jacques Poiwi est né en 1968 à Nouméa. Il vit et travaille à la tribu de Oua-Tom, près de La Foa (Nouvelle-Calédonie). Jean-Jacques Poiwi est sculpteur autodidacte. Il a participé à plusieurs expositions collectives en Nouvelle-Calédonie : à La Foa, Nouméa, Païta, Koné, Hienghène…ainsi qu’au IXe Festival des Arts du Pacifique à Koror (Palau-Belau) et plus récemment sur le Quai des Arts à l’occasion du 4ème Festival des Arts Mélanésiens.



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