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Patrimoine océanien en conserve

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Patrimoine océanien en conserve : aspects déontologiques de la conservation-restauration

Conférence de Marianne Tissandier, Conservatrice-Restauratrice, Responsable des collections du Musée de Nouvelle-Calédonie

Jeudi 16 juin 2011 à 18h15, case Eman

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles (100 places)

Conference_Tissandier_c_yuk_2011_webOn entend par conservation-restauration toutes les activités visant à apporter à un objet d’art (terme à prendre au sens large) un environnement favorable à sa préservation à long terme. Cela comprend principalement la conservation préventive et la restauration d’art.
Cette discipline a ses racines dans les musées européens des beaux-arts, ce qui a longtemps influencé ses principes déontologiques ; mais qu’en est-il des objets issus de sociétés traditionnelles qui peuvent avoir un symbolisme et un pouvoir immatériel importants culturellement ? Peut-on conserver dans un musée, et restaurer, un tableau classique de la même façon qu’une monnaie d’échange océanienne ?

 
Les revendications politiques et culturelles des peuples autochtones ont eu dès les années 80 une influence profonde sur les codes de déontologie des professions muséales en général, et de la conservation-restauration en particulier. De nos jours la dimension immatérielle des objets (acquise par les rituels, la pratique, l’histoire) est reconnue et parfois même prise en compte dans les pratiques muséales.
Dans le cadre de la conservation de l’art contemporain, pour lequel l’existence matérielle des œuvres a souvent moins d’importance que le concept qui la sous-tend, ces questionnements sont également de mise.
Que ce soit pour conserver l’art traditionnel ou contemporain océanien, il est difficile dans tous les cas d’offrir une seule méthodologie, et les solutions pratiques dépendront spécifiquement de l’objet, l’artiste ou la culture concernés.

Marianne Tissandier

Née en Nouvelle-Calédonie, Marianne Tissandier a fait initialement des études d’art appliqué à l’Ecole Boulle de Paris, avant de devenir assistante de conservation au Musée de Nouvelle-Calédonie en 1997. Elle y a découvert le travail de musée et les collections océaniennes, avant d’être formée à la conservation préventive grâce à l’association des musées des îles du Pacifique (PIMA). Intéressée par les questions de conservation du patrimoine, elle a eu la chance d’obtenir du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie un financement spécial afin d’aller étudier en Australie la conservation-restauration. Elle a ainsi eu en 2005 son Master de conservation du patrimoine culturel, avec mention, à l’Université de Melbourne. Depuis son retour au Musée de Nouvelle-Calédonie, elle a mis en place un programme de sensibilisation du public aux questions de conservation du patrimoine, au travers de conférences, de brochures, de stages, et de démonstrations régulières en salle d’exposition permanente.
Elle est actuellement représentante de la Nouvelle-Calédonie au bureau de l’association des musées des îles du Pacifique (PIMA), et présidente de l’association des musées et établissements patrimoniaux de Nouvelle-Calédonie (AMEP-NC).



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