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Mwà véé n°60 /

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Illustration de la couverture : Patrice Levenchaud

A lire dans le nouveau numéro de Mwà Véé

1988-2008, des Accords de Matignon à l’ADCK et au centre culturel Tjibaou
Réflexion autour d’un anniversaire

Ce soixantième numéro marque le quinzième anniversaire de la revue culturelle kanak Mwà Véé. Il coïncide avec le dixième anniversaire du centre culturel Tjibaou placé sous le signe de l’ouverture aux communautés du pays et auquel la revue consacre un dossier complet et un reportage photo.




L'appel aux communautés du pays (photo ADCK-Eric Dell'Erba) Ce dossier revient sur les circonstances dans lesquelles l’Agence de développement de la culture kanak, puis le centre culturel Tjibaou ( ADCK-CCT) sont nés. Il analyse également la manière dont l’ADCK-CCT ont travaillé depuis leur création à consolider l’assise contemporaine de la culture kanak et à donner à celle-ci une lisibilité à la fois locale, régionale et internationale. Il illustre aussi la contribution apportée par cette agence et ce centre à l’évolution du paysage et des pratiques culturelles du pays calédonien tout entier. Il aborde enfin le rôle futur du centre culturel Tjibaou dans le cadre de son transfert de l’Etat français à la Nouvelle-Calédonie.
Ce dossier s’ouvre par un hommage, en forme de poèmes courts, du poète kanak Denis Pourawa. Il se poursuit avec une série d’entretiens mettant en scène des décideurs culturels, tels que Déwé Gorodey, vice-présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, chargée en particulier de la culture ; des acteurs de l’Agence de développement de la culture kanak et du centre culturel Tjibaou, tels que Marie-Claude Tjibaou, Octave Togna, Jean-Pierre Deteix ; des témoins de la vie politique tels que Jacques Lafleur, ancien député et ancien président de la province Sud ou Nicole Waïa, journaliste, militante, chargée de mission ; des acteurs de la vie artistique tels que Jean-Philippe Tjibaou, sculpteur, Paula Boi, artiste plasticienne,Richard Digoué, chorégraphe.
Pour leur part, Emmanuelle Charrier, chargée de mission aux affaires culturelles, Sonia Meuret-Kondolo, directrice du centre culturel provincial de Koohnê (Koné), Christophe Augias, directeur de la bibliothèque Bernheim et Jean-Pierre Cabée, directeur du Conservatoire de musique, abordent la question de la décentralisation et de la coordination culturelles au plan du pays et envisagent le rôle que pourrait jouer, à cet égard, le centre culturel Tjibaou après son transfert de l’Etat à la Nouvelle-Calédonie.

Extrait de l’éditorial

Tous réunis pour danser le pilou du dixième anniversaire (photo ADCK-Eric Dell’Erba)« Ce numéro 60 accompagne et prolonge un événement, le dixième anniversaire du centre culturel Tjibaou (CCT). Il réunit la réflexion de personnalités qui, à un titre ou à un autre, participent ou ont participé à la vie de cet établissement, ou qui sont, plus globalement, impliquées dans la vie culturelle du pays. Le regard que ces différentes personnalités portent sur ce centre culturel est très contrasté. Il s’exerce tantôt avec enthousiasme, admiration, tantôt avec de la distance et de la causticité. Ce regard multiple nous apporte matière à réflexion sur la façon dont le CCT a fait évoluer la perception de la culture durant toutes ces années, en lui conférant une dimension nouvelle. Une dimension tout à la fois calédonienne, océanienne, mais aussi internationale. »
Mwà Véé (Gérard del Rio)

Extraits des entretiens

Déwé Gorodey, vice-présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

« Je dirai que le CCT, avec l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK), nous est apparu comme une grande case qu’il fallait remplir. Pendant ces dix ans, l’ADCK a fait ce qu’il fallait pour que le CCT réponde à une partie de ses missions : l’accueil du public, les résidences d’enfants, le soutien à la création artistique locale dans les domaines de la musique, de la danse, de l’édition, la promotion de la culture kanak en Océanie et au-delà, la valorisation du patrimoine immatériel.
Le CCT a correctement rempli ces missions-là tout en veillant à l’implication des autres communautés du pays dans l’esprit de l’Accord de Nouméa et de la construction de la citoyenneté calédonienne. En cela, la façon dont a été conçue la cérémonie de célébration de ce dixième anniversaire va dans la bonne direction (...)
Nous sommes au bord du transfert concernant l’ADCK-CCT et il faudra bien, à un moment donné, intensifier l’implication citoyenne dans ces outils de développement culturel. Il faut sortir de nos limites et nous ouvrir, et je crois que ce qui se passe au CCT autour de la poignée de main (NDLR : référence à l’exposition « Si y’a pas toi, y’a pas moi ») va dans le sens de cette ouverture et du partage. Il faut que le CCT maintienne l’équilibre entre les activités artistiques kanak et l’ouverture à d’autres formes de création. »

Jacques Lafleur, député de la Nouvelle-Calédonie de 1978 à 2007 ancien président de la province Sud

La poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-philippe Tjibaou lors de la coutume d’inauguration de l'exposition « Si y'a pas toi, y'a pas moi », au centre Tjibaou« Ce centre culturel constitue une richesse extraordinaire pour la culture en Nouvelle-Calédonie en général, en même temps qu’il souligne quelque chose d’incontournable pour ma génération et celles qui viendront, c’est-à-dire que l’identité mélanésienne doit exister et qu’elle ne doit jamais plus exister sous la forme d’une vision coloniale, ainsi que je l’ai dit dernièrement à l’occasion de l’ouverture de l’exposition (NDLR : « Si y’a pas toi, y’a pas moi - regards sur une poignée de main) au CCT (...)
Ce soir-là, on a bien vu que ce centre culturel n’est pas « kanako-kanak », ne serait-ce que par les artistes qui étaient présents et à travers leurs œuvres (...)
(Je lui souhaite de continuer dans sa voie, comme il a commencé et comme il a vécu depuis. À mon avis, c’est un succès. »

Nicole Waïa, journaliste, militante, chargée de mission

« La création de l’Agence de développement de la culture kanak issue des Accords de Matignon signifiait qu’enfin on prenait en compte l’identité et la culture kanak en les dotant d’un instrument pour s’exprimer. Enfin le Kanak allait pouvoir s’approprier sa propre culture dans son propre pays (…) Le travail de collecte des savoirs et savoir-faire kanak que mène le CCT est primordial. C’est de cette manière qu’il faut recentrer les missions du CCT sur le pays, sans pour autant se couper du rayonnement international. Parce qu’il est vrai que la culture kanak ne serait pas aussi lisible de l’extérieur si le CCT n’existait pas (…) Et si le CCT peut concourir à montrer que la dimension kanak ne se résume pas à cela, qu’elle est autre chose, alors c’est bien. »

Marie-Claude Tjibaou, présidente de l’ADCK-centre culturel Tjibaou

Marie-Claude Tjibaou, Jacques Lafleur et Jean-Pierre Deteix lors de la visite de l'exposition « Si y'a pas toi, y'a pas moi », au centre Tjibaou« La naissance de l’Agence de développement de la culture kanak puis celle du centre culturel Tjibaou ont représenté une aventure humaine hors du commun (...)
Le fonctionnement de ce centre a donné satisfaction jusqu’ici, grâce à ses administrateurs et aux coutumiers qui veillent sur lui. L’ADCK et le CCT sont là pour réaliser ce que les autres ne font pas, je veux parler notamment de la collecte du patrimoine immatériel, qui est une mission vitale pour la préservation et la transmission des savoirs et des savoir-faire aux actuelles et futures générations (...)
Dix ans, c’est un cap important. Nous avons vu le CCT naître et faire vivre les missions qui sont les siennes tout au long de cette dernière décade. Et là, nous sommes déjà face à la perspective de son transfert au pays, sur lequel nous avons commencé à réfléchir. Nous devons penser au devenir de ce lieu important à bien des égards, et à son futur contenu (...)
Sur un autre plan, ce dixième anniversaire du CCT a été placé sous le signe de l’ouverture aux autres et du partage, pas uniquement de façon symbolique, mais concrètement, en accueillant les communautés du pays qui, au fur et à mesure qu’elles arrivaient et se présentaient, venaient se joindre à nous pour accueillir les nouveaux arrivants (...)
Ce centre culturel n’est pas le résultat du hasard, mais le fruit d’un combat qui a commencé il y a longtemps avec tous nos vieux et qu’en ce sens, ce n’est pas un lieu comme les autres, que l’on n’est pas n’importe où quand on se trouve au centre culturel Tjibaou ou que l’on y travaille. Que l’on est dans un lieu qui fait la synthèse de ce qu’est la culture kanak, depuis la flèche faîtière de ses cases traditionnelles jusqu’au faîte de ses cases architecturales. Un lieu symbolique dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, qui représente et contient une réflexion. »

Octave Togna, directeur de l’Agence de développement de la culture kanak de 1989 à 2006

Octave Togna entouré de Jacques Lang, ancien ministre de la culture, de l'architecte du CCT, Renzo Piano et d'Emmanuel Kasarhérou devenu depuis directeur général de l'ADCK-CCT (Photo William Vassal, architecte)Je pense que l’on ne peut pas situer le centre culturel Tjibaou aujourd’hui sans parler de son origine, à savoir la mise en place de l’ADCK en 1989, avec des missions bien précises qui consistaient en la conservation et la valorisation du patrimoine kanak, la contribution à l’émergence d’une création artistique (...)
Quand nous avons mis en place l’ADCK, il était clair que l’objectif principal était de réinstaller la culture kanak dans son pays, de lui redonner ses lettres de noblesse (…) La première période importante se situe donc entre 1989 et 1993-1994, où, avant de penser au concept d’un centre culturel, il fallait travailler en priorité à ce que la culture kanak soit reconnue en tant que telle dans son propre pays et, pour convaincre les gens du bien-fondé de cette démarche, se doter de moyens et d’un personnel compétent. Pour moi, cette étape-là, entre 1989 et 1994, c’est la base même d’un centre culturel tel que nous le connaissons aujourd’hui. C’est le socle, qui fait partie d’une revendication importante de Jean-Marie Tjibaou (...)
Les choses sont dites clairement dès les Accords de Matignon. Ce qu’apporte l’Accord de Nouméa, c’est qu’il n’y a pas seulement la reconnaissance des Kanak, mais la reconnaissance des Kanak avec les autres (...)
Dans l’absolu, j’espère que ce dixième anniversaire favorisera une meilleure reconnaissance (...) du Centre par rapport à la volonté qu’il a eu d’intégrer toutes les autres communautés dans sa réflexion (...)
Le CCT ne peut être positionné dans le cadre d’un transfert de compétence que par rapport à cette question : « Quelle politique pour notre pays en matière culturelle ? » Il faut penser aux réponses à cette question avant le transfert et non pas après (…) Pour moi, la culture de référence doit rester la culture kanak et le Centre, lui, doit être ce que l’on demande à un artiste d’aujourd’hui : celui qui puise dans sa tradition et qui dégage à partir de là des perspectives d’avenir avec un regard sur son présent. »

Jean-Pierre Deteix, secrétaire général de l’Agence de développement de la culture kanak de 1989 à 2002.

« Notre idée était de constituer un centre culturel où l’on retrouve ce qui fait l’essence de la vie culturelle kanak. Dans la mesure où le musée s’occupait déjà du patrimoine matériel kanak, il était logique que nous nous orientions vers le patrimoine immatériel (...)
Je suis très heureux et fier en même temps que ce centre culturel fonctionne tel que nous l’avions imaginé (…) Le rôle du CCT dans le paysage culturel ? C’est bien simple, c’est le CCT qui a créé la vie culturelle à Nouméa telle qu’on la connaît aujourd’hui (…) À ceux qui trouvent que le CCT est trop beau, trop grand, je répondrai que, si l’on voulait donner une place significative à la culture kanak dans ce pays et par rapport à l’extérieur, il lui fallait un lieu institutionnel et solennel, un lieu qui marque (…) Je pense que le CCT est devenu un lieu de référence commun à tous les habitants de ce pays. L’ouverture aux autres est en marche. On le voit bien à travers les résidences d’artistes ou les expositions qui se succèdent au CCT. »

Jean-Philippe Tjibaou, sculpteur

Chacun de ces huit artistes, entourant Marie-Claude Tjibaou, a sculpté un poteau représentant les aires coutumières du pays« La première chose que j’ai faite lors de mon retour de France en novembre 1998, ça a été de me rendre au Centre (culturel Tjibaou). Durant une semaine, j’y suis venu tous les jours. J’étais là dans une maison kanak ouverte sur le monde. Depuis, j’ai toujours considéré le CCT comme une porte (…) Dix ans après sa naissance, je me rends compte que les gens ont une image de ce lieu, qu’ils commencent à se dire que le CCT, c’est la maison. Qu’il faut s’abstraire de l’architecture de Renzo Piano et s’interroger sur les préoccupations et les obligations que l’on a vis-à-vis de cette maison. Qu’il faut considérer ce lieu autrement que comme une architecture et un centre culturel (...) Il faut que les gens se sentent chez eux ici, au Centre, et pour cela, il faut que nous aussi, nous nous y sentions chez nous. »

Paula Boi, artiste plasticienne

« Pour moi, les dix ans du Centre, c’est d’abord l’occasion pour nous de faire une remise en question. De se demander où sont les artistes ? Mais j’avoue que j’ai du mal à voir quelle forme pourrait prendre cette remise en question et l’avenir du CCT dans les dix ans qui viennent. Pour le moment, je le perçois comme un lieu un peu inaccessible, pas à des gens comme moi qui y ont leurs entrées, mais à ces artistes du pays, qu’ils soient Kanak ou non-Kanak, qui n’osent pas pousser la porte pour se faire connaître et reconnaître, tant le lieu les intimide (...)
Avec Richard (Digoué), nous travaillons ensemble depuis deux ans sur un projet artistique en vue de ce dixième anniversaire du Centre (…) L’idée, pour moi, en changeant de registre, c’est d’inciter nos jeunes, ici comme en Brousse, à la curiosité, montrer qu’il faut oser se remettre en question, aborder et explorer des terrains que l’on ne connaît pas au lieu de se contenter de se répéter à l’infini. Dire qu’au-delà de l’ADCK, du Centre, il faut continuer à créer. Qu’il faut utiliser ce bâtiment comme un panier de richesses 3 dans lequel il faut puiser pour nourrir sa réflexion et sa créativité. Dire que le CCT, ce n’est pas une fin en soi, mais un début. Notre culture a besoin d’un second souffle après l’élan né de « Mélanésia 2000 ».

Richard Digoué, chorégraphe

L’alliance de la coutume, de la culture traditionnelle et de la culture contemporaine. (photo ADCK-Gérard del Rio)« Nous ne devons jamais oublier ceux, Jean-Marie Tjibaou en tête, à qui nous devons d’être là, d’avoir de tels outils culturels pour nous exprimer, et d’être reconnus en tant que Kanak. C’est un lieu (le CCT) qui nous permet de développer une meilleure connaissance de notre propre culture et de rencontrer d’autres artistes (...) Ce lieu est mythique aussi. Il nous relie à « Mélanésia 2000 » et nous, nous sommes là pour poursuivre ce qui a été engagé en 1975 par Jean-Marie Tjibaou. Ce lieu a une histoire. (...)
Les dix ans du CCT ce pourrait être aussi l’occasion de réfléchir à la façon de mieux impliquer les artistes au fonctionnement de l’outil, en les associant à la réflexion et à la préparation d’événements (...) On pourrait, par exemple, associer des artistes et créateurs au conseil d’administration de l’ADCK-CCT, ce qui leur permettrait d’apprendre le fonctionnement d’une institution telle que celle-ci, de mieux comprendre ses règles et ses contraintes. »

Emmanuelle Charrier, chargée de mission aux affaires culturelles

« Le CCT a été conçu pour remplir une mission bien spécifique, celle d’être un lieu d’affirmation de la culture kanak. Il a joué et joue un rôle majeur dans le développement culturel de la Nouvelle-Calédonie, tant au plan local qu’au plan international. De plus, de par son architecture, il participe au rayonnement international de la Nouvelle-Calédonie.
Bien souvent, en métropole, à l’étranger, les gens ne connaissent de la Nouvelle-Calédonie que le CCT (...)
Il est possible que les missions de ce centre soient redéfinies et que celui-ci soit amené, du fait de son caractère pluridisciplinaire, à jouer un rôle moteur dans le développement des pratiques culturelles en Nouvelle-Calédonie. La question se pose au passage de savoir si, avec le temps, il devra s’en tenir à son rôle historique ou s’orienter encore davantage qu’il ne le fait déjà vers un rôle de lieu de culture commun à tous les Calédoniens.

Sonia Meuret-Kondolo, directrice, du centre culturel provincial de Koohnê (Koné)

« Je perçois le CCT comme un outil important de valorisation de la culture kanak. En effet, si le centre culturel existe, c’est parce qu’il est avant tout un outil, né d’un combat politique mené par Jean-Marie Tjibaou et ses camarades. Un combat politique avec un axe fondamental : l’identité culturelle. Je pense que les Kanak comme moi, de façon générale, sont très fiers et respectueux de l’outil qu’est le CCT, car il représente la grande case dans laquelle nous réfléchissons tous ensemble sur notre identité, notre culture, dans sa forme traditionnelle, contemporaine et future (...)
On pourrait imaginer dans l’avenir que le CCP de Koohnê et le CCT conçoivent et mettent en place des projets en commun à l’image des deux centres culturels provinciaux du Nord, Goa Ma Bwarhat, à Hienghène, et celui de Koohnê (...)

Christophe Augias, directeur de la bibliothèque Bernheim

« Il me semble que ce centre culturel prendra d’autant plus sa place qu’il multipliera les collaborations extérieures comme il le fait déjà à travers des festivals ou des cycles cinématographiques (...)
Le CCT peut apporter un plus en matière de coordination culturelle et de mutualisation des moyens, en particulier dans le domaine des spectacles ou des expositions. À mon sens, il a vocation à évoluer vers cette « dimension pays ».

Jean-Pierre Cabée, directeur du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie

« Le centre culturel Tjibaou (..) met en valeur la modernité de l’art traditionnel et c’est un objectif majeur pour bien s’intégrer au 21e siècle et permettre à tous de vivre avec son temps (...) En ce qui concerne le Conservatoire, nous aimerions passer un partenariat avec le CCT pour relancer les Trophées de la musique en organisant la soirée de remise des prix dans sa salle de spectacle (salle Sisia). »


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