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Mwà Véé n° 42 /

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Mwà Véé (n° 42) Paroles Jeunes


Ce nouveau numéro de Mwà Véé marque les dix ans d'existence de cette revue culturelle kanak créée en 1993 par l'ADCK. Il est dédié aux précurseurs, ceux, qui comme Jean-Marie Tjibaou, en particulier, ont ouvert la voie aux générations futures. Il est donc tout naturellement tourné vers les jeunes. Il accueille les textes qu'ils ont produits dans le cadre d'ateliers d'écriture : des poèmes, des nouvelles, des documentaires sur la culture traditionnelle, des témoignages, des tranches de vie et d'imaginaire.

Marie-Claude Tjibaou, présidente de l'ADCK, dialogue avec eux au fil d'un entretien très direct.
D'autres jeunes ont choisi de s'exprimer à travers la photographie. Ils nous livrent leurs premières impressions...
Ce numéro s'achève sur une rétrospective de dix ans de Mwà Véé, « Dix ans de dire, dix ans d'écrire », avec des paroles de ceux qui se sont exprimés au fil des 40 numéros parus entre mai 1993 et mai 2003.
Ces écrits et d'autres sont également présents dans les pages « Paroles Jeunes » de notre site.

 

Quelques extraits de ce numéro


Editorial
...Quelle définition ces jeunes qui se préparent à la vie active donnent-ils de la culture ?
Comment se positionnent-ils par rapport à leur culture et à celle des autres ?
Qu'en attendent-ils et que proposent-ils ?
Ces jeunes se sont exprimés avec générosité, courage et audace, sur un ton critique parfois, mais jamais irrespectueux ; sans non plus remettre en question les valeurs anciennes qui ont fait leurs preuves, mais au contraire en appelant à leur revalorisation et à leur évolution...

Entretien
« ... Nous avons été amenés, par l'histoire, à nous exprimer dans une langue qui nous permet de communiquer avec les autres (...) ceux qui pensaient nous connaître et qui, par le biais de Mwà Véé notamment, ont découvert notre civilisation, avec ses valeurs spécifiques, son mode de pensée, ses vingt-huit langues encore parlées et qui constituent une vraie richesse.
... Les jeunes d'aujourd'hui ont toute leur place dans cette démarche d'écriture (...) Ils se sont beaucoup exprimés aussi ces dernières années par le biais des arts plastiques, du spectacle vivant : théâtre, musique, danse...

Ce sont autant de formes de commu­nication qui prouvent leur capacité à contribuer à la construction de l'avenir.
... Il faut que les vieux soient eux aussi acteurs, et non pas tenus à l'écart de cette mutation de la société dans laquelle nous vivons tous aujourd'hui, et des changements qui s'opèrent. Il ne faut pas qu'ils vivent ces transfor­mations comme un traumatisme, une agression, ou qu'ils se sentent dépassés, parce que ce sont eux qui détiennent aujourd'hui encore la sagesse et l'autorité. Il ne faut pas qu'il y ait déchirure entre les vieux et les générations qui suivent.
... on ne peut pas exiger de l'autre qu'il vienne à soi, si soi-même on n'est pas en mouve­ment pour aller vers lui ... »
Marie-Claude Tjibaou, présidente de l'ADCK/centre Tjibaou

Paroles JeunesParoles Jeunes
« ... Au moment où je parle, je m'affirme de culture kanak. Et pourtant je me rends compte que j'aime le rap, les films américains, la pizza, les nems pour ne citer que ces exemples-là. La culture est donc quelque chose qui s'élabore en moi, parfois d'une manière inconsciente, au travers des rencontres et des apports extérieurs à mon mode de vie traditionnel. Je deviens ainsi à la fois, le lieu d'élaboration et le lieu d'expression de cette culture, la mienne. »
Wathë Udrune (lycée Do Kamo)

 

« ... Concrètement parlant, nous, les jeunes, nous voulons plus de rencontres interculturelles pour briser ces barrières ethnocentriques qui nous séparent les uns des autres. Comment peut-on bâtir un même pays dans la paix si chacun s'enkyste dans un groupe culturo-ethnique ? Je pense que c'est au travers des rencontres culturelles de ce type qu'on peut parvenir à une compréhension mutuelle entre jeunes de cultures différentes. »
Loey Tane (lycée Do Kamo)

« Je crée un monde imaginaire où les êtres sont des morceaux de mots, les femmes des syllabes, les hommes des consonnes? Ils vivent dans des phrases, mangent des minuscules, boivent des majuscules, s'habillent de feuilles volantes... »
« Tous les habitants de ce pays portent au coin de leur bouche un anneau en métal très épais mais qui leur paraît très léger. Les hommes y font le travail des femmes, et les femmes le travail des hommes, les enfants ne vont pas à l'école, ils lisent des livres... »
Collectif de l'atelier d'écriture du lycée agricole de NC à Pouembout

Jean-Paul Drilë Passil« ... On évoque le choc des cultures comme un fait actuel, mais ce choc est déjà intégré avec l'ouverture sur le monde, le fait que l'on voyage de plus en plus, les médias qui nous informent de tout ce qui se passe sur la planète. À mon sens, c'est plus d'un choc des générations dont il est question aujourd'hui au sein d'une même culture. Et c'est plus rude.
... On a besoin de jeunes peintres, musiciens, sculpteurs?, parce qu'on a besoin d'utopie, de rêve, le monde en a besoin. »
Jean-Paul Drilë Passil, jeune artiste kanak

Jeunes des quartiers à la découverte de l'image
« ... Je pars du principe que tout le monde a des capacités, qu'il faut ouvrir les gens à leurs capacités (...) Je fais en sorte qu'on oublie vite la technique pour aller à l'essentiel, la photographie, ou plutôt à ce qu'on veut photographier.

... Si le jeune, à un moment donné, rencontre la personne qui lui donne envie d'aller plus loin, il ira plus loin. Ce n'est pas une question de quartier ou autre... »
Claude Beaudemoulin, photographe professionnel, formateur


Association Ombre et Lumière« ... C'est motivant pour moi de pouvoir mettre en valeur, par ce genre de projet d'exposition, mon regard de jeune de quartier sur la sculpture dans son environ­nement.
Ce que je voudrais, c'est faire partager aux autres jeunes des quartiers de Nouméa ce que l'on a appris durant ce stage qui a été très enrichissant... »
Richard Coulon, président de l'association Ombre et Lumière, maison de quartier de Rivière-Salée

 


« ... De la vraie photographie, je n'en avais jamais vraiment fait (...) Je trouve bien que des jeunes de quartier de Nouméa puissent sortir, faire des photos et découvrir les tribus, faire connaissance avec d'autres personnes et surtout rencontrer les anciens ; je pense que c'est important... »
Ana-Ketty Haufekai

« ... Ce déplacement a été pour moi un choc de culture. Cela m'a permis de découvrir un autre monde, d'avoir une autre vision de la Calédonie et de découvrir ce qu'est la coutume mélanésienne... »
Alain Mourguet



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