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Mwà Véé n°85 /

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Le dossier

Ce nouveau numéro de la revue Mwà Véé s'articule autour de deux thèmes intimement liés, la coutume et la culture. Dans un premier temps, Mwà Véé revient avec le photographe et reporter graphique, Sébastien Lebègue, sur l'exposition inédite « Coutume kanak » qu'il présente jusqu'en août 2015 au centre culturel Tjibaou. Dans un second temps Mwà Véé s'intéresse au développement culturel sensible depuis une quinzaine d'années en abordant ce sujet sous l'angle de la professionnalisation de la culture. Aux générations d'artistes, acteurs, opérateurs et décideurs culturels autodidactes qui ont accompagné la renaissance de la culture kanak amorcée en 1975, à l'occasion du festival Mélanésia 2000, à succédé la génération actuelle issue de formations supérieures spécialisées. Le Nord représente à cet égard un exemple parlant d'une professionnalisation qui ne se place cependant pas en opposition avec une approche et une pratique amateurs de la culture. Comme en témoigne par ailleurs l'exposition itinérante, « Je suis une âme d'expression massive » qui, de Dumbéa à Nouméa, en passant par Koné, Voh et le Mont-Dore, s'est nourrie, au passage, de la créativité émergente de jeunes du Pays.

Sommaire

COUTUME

  • Sébastien Lebègue, photographe, dessinateur

CULTURE PAYS

  • Albert Sio, directeur de la Culture de la province Nord
  • Hervé Lecren, directeur adjoint du Conservatoire de musique et de danse de la Nouvelle-Calédonie en province Nord
  • No-Morgane Goromoédo, responsable de la médiathèque Ouest, à Koohnê (Koné)
  • Alain Guarese, directeur de l'Association de formation des musiciens intervenants (AFMI) 
  • Sam-Jacob Moinlaoupioh, directeur du centre culturel Pomémie à Koohnê (Koné)
  • Yannick Pignot, directeur de l’École des métiers de l’image et des arts (EMIA), à Koohnê (Koné)
  • Honoré Diéméné, directeur du centre culturel de Vook (Voh)
  • Siméi Paala, directrice de la médiathèque du Nord,
    à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié)

EXPOSITION PAYS

  • « Je suis une âme d’expression massive » Entretien avec Thierry Mangin, artiste plasticien

LA SAISON DE LA MEDIATHEQUE

  • avril-mai-juin 2015

 

Extraits…

 

... de l'éditorial…

Coutume et culture sont indissociables, d'un point de vue kanak. La première a fait la preuve de son aptitude à perdurer au fil du temps et de l'histoire, à se renouveler et ainsi à confirmer sa place et son rôle dans la Nouvelle-Calédonie d'aujourd'hui. L'exposition « Coutume kanak » présentée au centre culturel Tjibaou exprime cette densité et cette permanence (...)

La culture kanak a suivi une montée en puissance qui l'a conduite, en l'espace de quarante ans, de sa renaissance, incarnée par le festival Mélanésia 2000, à sa reconnaissance actuelle. Elle s'est affirmée, entraînant dans son sillage les autres cultures du pays et partageant avec elles un espace de rencontre, de compréhension, d'interconnaissance et de créativité profitable à l'ensemble qu'elles forment. Aux premières générations d'acteurs et d'opérateurs culturels a succédé, depuis une dizaine d'années une lignée de professionnels de la culture, issus de formations universitaires, qui se retrouvent aujourd'hui à la tête d'établissements culturels importants. Le Nord représente à cet égard un exemple parlant de cette professionnalisation de la culture qui ne va pas sans soulever une certaine réserve de la part de celles et ceux qui n'entrent pas dans ce nouveau format (...) Décideurs et opérateurs culturels du Nord,parfaitement conscients de cet écueil, s'appliquent à proposer aux jeunes, premiers concernés par cette actualisation culturelle, des perspectives en phase avec la réalité qui est la leur (...)

Mwà Véé (Gérard del Rio)

 

des textes et entretiens

 

©Coll. personnelle Sébastien Lebègue
img temp 2015 lebegue mwavéé85 « Personnellement, j’ai ressenti la société kanak comme une société très égalitaire, avec une hiérarchie, certes, mais qui reste simple, plane plutôt que pyramidale. Est-ce parce qu’elle est concentrique, « spiralique », un cercle amenant un autre cercle ? La structure sociale est très intéressante du point de vue du rapport des gens les uns avec les autres. J’ai été marqué par l’accueil, l’hospitalité, la chaleur de vivre, mais aussi par la marche à suivre pour approcher les gens et pour entrer chez eux, les chemins et les codes qu’il faut respecter. »

« J'ai été très surpris par l'ampleur du mot, par tout ce qu'il recouvre, de définissable et d'indéfinissable. Quand j'expliquais aux gens que je voulais travailler sur la coutume, ils écarquillaient les yeux. C'est en entrant dans mon sujet et au fur et à mesure que j'avançais que j'ai pris conscience de l'importance, de la dimension de ce que signifiait ce mot, « coutume », dans le monde kanak. »Roger Boulay, co-commissaire de l’exposition « Kanak. L’art est une parole »

« De nombreux éléments de la coutume sont des sujets tabous, ils appartiennent aux familles qui les gardent pour elles et qui m'ont expliqué qu'elles ne pouvaient pas tout m'expliquer, me révéler. Cela fait partie du jeu que d'accepter cette part d'inconnu. Mon travail peut se définir comme un point posé sur un monde pour contribuer à l'ouvrir. L'exposition n'est pas une explication de la coutume clés en main, ce n'est pas un départ, parce qu'il serait prétentieux de le penser par rapport à la profondeur historique et humaine de la coutume, et encore moins un point d'arrivée. C'est un point d'observation, d'ancrage par rapport à la coutume qui est là, permanente, et, à partir de là, une proposition d'ouverture sur d'autres points d'observation. L'exposition, ce sont les premières clés de compréhension sur la coutume, qui se destinent à qui voudra bien les utiliser, Kanak ou pas. »

Sébastien Lebègue

 

 

 

 

Culture pays : le dossier

 

©ADCK-CCT, G. del Rio
img temp 2015 albertsio mwavéé85« Il ne faut pas appréhender la rupture intergénérationnelle d'un point de vue négatif. Elle peut représenter une possibilité de s'interroger sur ce que nous sommes et sur ce que nous deviendrons. Face aux réticences qui s'expriment vis-à-vis des transformations de la société et qui sont compréhensibles d'un point de vue humain, il faut être capable d'accompagner la résistance à une nouvelle forme de société, comme un élément normal du développement. Le même processus intéresse les artistes, sur le fait, non pas seulement de créer, mais de vivre de son art aujourd'hui, et sur le fait d'admettre qu'il existe des règles à suivre pour permettre aux créateurs d'exister dans l'environnement culturel et économique actuel. En n'oubliant pas que ces règles doivent être conçues et appliquées pour aider et non pas pour freiner les initiatives individuelles et collectives. Certains voudront continuer à s'exprimer collectivement, au sein d'un groupe, tandis que d'autres préféreront mener une démarche plus individuelle, pour tenter de vivre de leur art (...). Je pense que les deux attitudes, collective ou individuelle, peuvent cohabiter. Il s'agit en fait de s'adapter à la réalité actuelle. »

 

Albert Sio,directeur de la Culture de la province Nord

 

©ADCK-CCT, G. del Rio
img temp 2015 lecren mwaavéé85 « Nous avons la volonté d'affirmer une meilleure prise en compte du patrimoine musical ancien et contemporain dans les cursus d'enseignement que nous proposons dans nos écoles de musique. On parle de « calédoniser » notre enseignement musical, c'est-à-dire donner une place à nos mélodies, à nos rythmes, à nos techniques instrumentales (arpèges spécifiques, rythmiques kanéka) dans les apprentissages. Pour ce qui est des chants plus anciens (chants aé aé, ayoii, cada), la transmission se faisait traditionnellement par imitation et par imprégnation avec des personnes ou des familles ou des clans spécifiques et avec une fonction sociale précise. Actuellement, c'est essentiellement par nos interventions en milieu scolaire que nous transmettons nos chants et nos pratiques instrumentales aux nouvelles générations (...) Aujourd'hui, et depuis le début des années 90, il existe une volonté affirmée de s'approprier ce patrimoine culturel ancien pour nourrir notre création contemporaine. On sait bien que notre héritage culturel, et notamment musical, est un gage d'authenticité et d'originalité. L'eau des cascades, l'eau qui court dans la rivière, le vent dans les arbres, étaient les principales sources d'inspiration de nos anciens. L'ambition forte est de proposer une musique avec des couleurs spécifiques et avec des textes de qualité pour que le plus grand nombre de Calédoniens se l'approprie et notamment les jeunes générations. »

Hervé Lecren, directeur adjoint du Conservatoire de musique et de danse de la Nouvelle-Calédonie en province Nord

 

©ADCK-CCT, G. del Rio
img temp 2015 morgane mwavéé85 « Je considère cette médiathèque comme un outil synonyme de liberté et d'émancipation intellectuelle par l'accès à la connaissance. Je la conçois également comme un outil d'accompagnement au développement, qu'il soit personnel, professionnel ou économique. Elle est de plus en plus fréquentée par les habitants de la région, qu'ils soient Kanak ou Calédoniens, et par les nouveaux arrivants. Elle constitue de ce point de vue un argument pour les expatriés soucieux de l'environnement culturel dont ils peuvent bénéficier loin de chez eux. »

 

No-Morgane Goromoédo, responsable de la médiathèque Ouest, à Koohnê (Koné)


img temp 2015 guarese mwavéé85 « Il est primordial de prendre en charge les enfants dès leur plus jeune âge, de susciter leur curiosité, de les éveiller aux pratiques artistiques traditionnelles et aux pratiques culturelles actuelles. L 'école a donc un rôle essentiel à jouer en favorisant les pratiques artistiques dès le plus jeune âge. Ensuite, il faut continuer à sensibiliser les différents publics à la découverte artistique. C'est pour cela que l'AFMI propose, dans ses programmations, des opérations de proximité, comme Jazz en Tribu, les résidences du DMTCPO en tribu, le Festival des moins grands à Houaïlou (...) Former les gens aux pratiques culturelles, c'est l'une des priorités, mais jusqu'à un certain point. On ne peut pas tout mesurer, quantifier, rationaliser. Il s'agit d'abord d'apporter des outils d'évaluation, qui impliquent au préalable une réflexion de fond sur la raison d'être de la culture et de l'ingénierie culturelle que l'on développe. Autrement dit, il faut se doter d'une bonne feuille de route et se mettre au travail. Prenons l'exemple du théâtre. Il ne suffit pas de placer en orbite une troupe. Il faut penser à la diffusion des spectacles, à la formation de la relève, aux conditions d'existence des acteurs. Actuellement, non seulement ils sont peu nombreux, mais les tournées ne leur permettent pas de se consacrer complètement à leur activité théâtrale et il est à craindre que certains d'entre eux décrochent, la mort dans l'âme. Faire tourner des pièces, cela signifie subventionner le théâtre, lui permettre d'entrer dans les écoles, dans les tribus. »

Alain Guarese, directeur de l'Association de formation des musiciens intervenants (AFMI)

©ADCK-CCT, G. del Rio

 

img temp 2015 moinlaoupioh mwavéé85« Les acteurs culturels de ma génération se différencient effectivement de ceux qui les ont précédés par leur formation spécifique aux métiers de la culture (...). Il est certain qu'il existe un décalage entre nous et les artistes autodidactes. Quelques artistes, qui sont en quelque sorte des piliers, acceptent de travailler avec nous, tandis que certains ont préféré prendre leurs distances, en tout cas pour le moment, alors que jusqu'à une certaine époque ils étaient très actifs. Sans doute parce qu'ils ont du mal à s'adapter au rythme de vie actuel, aux obligations administratives, patente, compte en banque, devis, factures... Ils vivent cela comme un frein. Mais il ne faut jamais oublier que ce sont ces aînés, autodidactes pour la plupart, nourris par l'esprit du festival Mélanésia 2000, en 1975, qui nous ont ouvert et montré le chemin. Alors, même si nous n'avons pas toujours la même façon de voir les choses, nous devons faire l'effort de nous adapter à eux, comme eux ont fait l'effort de s'adapter aux nouveaux critères culturels, au rythme ou aux contraintes administratives qui en découlent. Si certains artistes d'avant ont encore du mal à se plier à ces nouveaux modes de fonctionnement, qu'ils préfèrent parfois continuer à créer dans leur coin plutôt que de s'exprimer au sein de structures publiques comme la nôtre, il faut respecter leur choix.

La professionnalisation de la culture peut, dans certains cas, représenter un frein par rapport à ce que j'appellerais la spontanéité artistique. Il faut donc avancer sans brusquer les choses, permettre à chacun de trouver sa place, d'avancer à son rythme.»

Sam-Jacob Moinlaoupioh, directeur du centre culturel Pomémie à Koohnê (Koné)

 

img temp 2015 armand mwavéé85«Les stagiaires que nous accueillons actuellement]sont plus jeunes et sont plus déterminés par rapport à ce qu'ils veulent faire, et ils savent se projeter. Ils font preuve également d'une plus grande maturité sur le plan technique et artistique et ils détiennent une vraie culture dans ces domaines. Ils maîtrisent, en outre, les outils tels que l'ordinateur, les tablettes, Internet, Facebook, Twitter, les applications téléphoniques... De ce fait, ils manifestent une plus grande ouverture au monde, une plus grande curiosité et, du coup, ils possèdent une culture plus élargie. Du point de vue de leur personnalité, ce qui ressort en premier, c'est leur autonomie et le fait qu'ils veulent être acteurs de leur formation et de leur vie (...)

Nous travaillons beaucoup avec les eux sur l'image et l'estime de soi, la valorisation de l'individu, en leur montrant qu'ils sont capables de progresser (...).

La chance que nous avons ici, c'est que les jeunes conservent un pied dans leur culture tout en tendant vers la modernité. Ils n'ont pas lâché leurs racines et l'on peut encore tisser un pont entre les deux mondes. Le but de cette école, c'est

précisément d'incarner un projet de société en faisant en sorte que les jeunes gardent un pied dans l'enracinement qui est le leur, tout en s'ouvrant au monde en posant l'autre dans la modernité, dans la réalité d'aujourd'hui, sans pour autant se perdre. De faire en sorte que le jeune s'accepte tout en vivant cette transformation et en se projetant de façon à tracer son propre chemin, avec une vision claire. »

Yannick Pignot, directeur de l'Ecole des métiers de l'image et des arts (EMIA), à Koné

©ADCK-CCT, G. del Rio


img temp 2015 diemene mwavéé85« Nous nous inscrivons dans le droit fil des orientations provinciales en matière de coopération et de mutualisation des moyens au niveau de Vook, Koohnê, Pwëbuu (Pouembout) (VKP) et des autres structures culturelles de la province Nord. C'est ainsi que nous partageons ponctuellement, en matière d'organisation des espaces et de politique d'acquisitions documentaires, notre expérience avec Koumac, qui dispose déjà d'une bibliothèque multimédia, pour la mise en place de sa future médiathèque, qui sera implantée dans l'espace du centre culturel, où se situe déjà l'antenne du Conservatoire de musique et de danse (...)

Dès sa conception, y compris sur le plan architectural, ce centre culturel a été pensé par les élus de Vook pour valoriser la culture kanak en associant à celle-ci les autres communautés présentes sur la commune. Ce qui explique que ce bâtiment marie des matériaux traditionnels, tels que le bois, pour rappeler l'environnement naturel, et des matériaux modernes, tels que le métal, pour symboliser l'ère actuelle, l'usine, et le fait que nous ne sommes pas tout seuls, que l'on ne peut pas fonctionner en se coupant des autres. « Due Kahok », l'homme d'ici, certes, mais avec ceux qui nous entourent et nous reconnaissent comme tels. Rester nous-mêmes, rester Kanak, tout en nous ouvrant au monde d'aujourd'hui, à ce que l'on appelle la modernité. »

Honoré Diemene, directeur du centre culturel de Vook (Voh)

 

img temp 2015 simei mwavéé85« Toutes les structures qui se sont créées ces dernières années, à Koohnê, Pwêêdi Wiimîâ, Vook, Hyehen, Koumac, permettent déjà de dynamiser la création locale, d'accueillir des spectacles et des événements en décentralisation. Toutes ces structures collaborent bien entre elles (...). Les projets de médiathèques ou de centres culturels prévus à Koumac, Waa wi Luu (Houaïlou), Canala, notamment, pour compléter ce dispositif, s'inscrivent dans un avenir proche qui va étoffer un maillage culturel fort dans le Nord, correspondant à une demande en matière d'offre culturelle de la part des collectivités et de la population. C'est donc une bonne chose. Le fait de disposer de lieux de proximité pour se retrouver, effectuer des résidences, de lieux « neutres » qui permettent aux artistes de se sentir à l'aise, affranchis des règles qui régissent certains espaces en tribu, constitue également un facteur positif pour la pratique et la création culturelles (...)

Il faut continuer à investir pour demain. Cela se fera avec les nouvelles générations, on ne change pas les mentalités du jour au lendemain. C'est aussi une question d'éveil aux pratiques (...) Il faut aussi intégrer le fait que les enfants, les jeunes d'aujourd'hui sont plus ouverts sur le monde que ne l'étaient les générations antérieures. Ils sont nés avec l'ordinateur, le Smartphone et avec internet dans les mains. Cela induit de nouvelles pratiques culturelles qui se conjuguent avec les aspects de la vie et de la culture traditionnelles. Pour moi, c'est une richesse. »

Siméi Paala, directrice de la médiathèque du Nord, à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) - ©ADCK-CCT, G. del Rio

 

L'exposition « Je suis une âme d'expression massive », du Sud au Nord

 

 

 img temp 2015 massive250     img temp 2015 mangin250 

 ©Thierry Mangin                                                ©Nép Hânûû

« On l'a bien compris, le titre de l'exposition, c'est un détournement pacifique de cette terminologie guerrière : « arme de destruction massive ». Et nous avons ajouté, en sous-titre du chapitre I : « Notre destin est hors du commun ». Le but de cette première résidence-exposition consistait à ce que chaque jeune ose s'exprimer librement, ose dire qui il est, ce qu'il ressent. On était dans le « je suis ». Mon rôle a consisté à encourager ces jeunes dans cette démarche qui n'est pas évidente du tout pour eux. Ils ont joué le jeu. Ils sont allés chercher ce qui était enfoui au plus profond d'eux-mêmes et l'ont transposé en postures, en photos et en mots. Du coup, ils ont ouvert une voie qui peut résonner chez d'autres jeunes, en particulier chez ceux qui flirtent avec la délinquance. Le résultat du travail de ces jeunes, c'est comme une bouteille à la mer pour dire : « vous voyez, c'est possible, la preuve, on l'a fait ». De fait, les jeunes de l'expo valorisent tous les autres. »

Thierry Mangin,artiste plasticien



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