Joomla Slide Menu by DART Creations Accueil / Présentation / L'Agence de Développement de la Culture Kanak / Projet architectural

Projet architectural /

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projet_architectural C'est dans le cadre des accords Oudinot qui ont complété le 20/08/88, les accords de Matignon, qu'à la demande de Jean-Marie TJIBAOU, il a été convenu entre les partenaires (ETAT - FLNKS - RPCR) : De créer par la Loi référendaire de novembre 1988, l'Agence de Développement de la Culture Kanak (A.D.C.K.) ayant, d'après le Décret 89-524 du 27/07/89, un statut d' Etablissement Public National à caractère Administratif et 4 missions :

  • Valoriser le patrimoine archéologique, ethnologique et linguistique kanak
  • Encourager les formes contemporaines d'expression de la culture kanak, en particulier dans les domaines artisanal, audiovisuel et artistique
  • Promouvoir les échanges culturels, notamment dans la région du Pacifique sud
  • Définir et conduire des programmes de recherche

Et de lui construire ses locaux à Magenta sur un terrain cédé en 1992 par la municipalité de Nouméa.

Sur proposition du Premier ministre Michel ROCARD, et avec l'agrément du Président de la République François MITTERRAND, il a été décidé, le 12 octobre 1989, que ces locaux seraient réalisés dans le cadre des Grands Travaux de la République.

Dans son courrier de notification, M. Emile BIASINI, Secrétaire d’Etat aux Grands Travaux, avait précisé à l’A.D.C.K. que cette opération serait subventionnée par l’Etat, sans indiquer l’enveloppe du projet.

L’opération fut conduite sous la tutelle de la Mission Interministérielle aux Grands Travaux (devenus EPTMOC).

L’équipe de maîtrise d’ouvrage composée de Octave Togna et Jean-Pierre Deteix a proposé le concept de centre culturel au conseil d’administration de l’ADCK en 1990. Elle a été assistée tout au long du projet par la SECAL. Dès 1990, un concours d’idée international était lancé, avec l’aide de l’U.I.A. (Union Internationale des Architectes).

Les études de programmation réalisées par Marc Coulon de l'ADCK, étaient lancées simultanément et conduites par le BETURE-SETAM.

Une première réunion du Jury international (voir composition plus loin) sélectionnait à Paris, le 10 novembre 1990, 10 candidats parmi les 170 ayant déposé un dossier (Henri CIRIANI, France ; Frameworks Paul FRAME, PNG ; Aurélio GALFETTI, Suisse ; Hervé BAGOT, France ; Françoise JOURDA & Gilles PERRAUDIN, France ; KAUAHIKAUA & CHUN, Hawaï ; Lucien LAFOUR, Pays-Bas ; Pacific Architecture David WEEK, Australie ; Harry SEIDLER, Australie ; Renzo PIANO, Italie). Au terme de cette compétition, un jury international s’est réuni à Nouméa en juin 91.

Il était composé ainsi :

  • Présidence du Jury :
    Marie-Claude TJIBAOU, présidente de l’A.D.C.K.
  • Personnalités françaises :
    Mme Julienne de GRANDMAISON, Vice-Présidente du Conseil régional de la Martinique,
    M. Bernard GILMAN, Chargé de mission au ministère de la culture,
    M. François CHASLIN, rédacteur en chef « Architecture d’aujourd’hui» (suppléant)
  • Personnalités étrangères :
    Mme Margaret NAKIKUS NAMALIU, épouse du 1er Ministre de la PNG, empêchée,
    M. Tia BARRETT, directeur des Affaires Maori en Nouvelle-Zélande,
    Mme Marcia LANGTON : anthropologue australienne, empêchée,
    M. Lawrence FOANAOTA : directeur du National Museum, Iles Salomon (suppléant)
  • Architectes français :
    M. Joseph BELMONT
    M. Roland SIMOUNET
    M. Christian DEVILLERS, empêché,
    M. Martin ROBAIN (membre suppléant)
  • Architectes étrangers :
    M. Aldo VAN EYCK (Pays Bas)
    M. Glenn MURCUTT (Australie)
    M. Charles CORREA (Inde), empêché,
    M. Douglas CARDINAL (Canada – suppléant empêché)

Le projet de l'Architecte Renzo PIANO a été retenu par le Président de la République et Mme TJIBAOU, au mois d’août 1991.
Des études de définition ont été conduites en 1991 pour vérifier la faisabilité du projet. Leur conclusion proposant une simplification du projet lauréat a été approuvée la même année.

Le 10 novembre de la même année, un courrier conjoint du ministre des DOM-TOM et du Secrétaire d’Etat aux Grands Travaux, arrêtait l’enveloppe globale de l’investissement à la somme des 320 MFF (5,82MdFCFP). Il permettait la signature, le 2 décembre 1992, du marché de maîtrise d’œuvre avec R.P.B.W. (Renzo Piano Building Workshop) pour la tranche d’études de l’APS au DCE.

Le premier projet culturel du centre culturel, conçu par la maîtrise d’ouvrage, a été coordonné et formalisé en 1992 par Marc Coulon.

L'Avant Projet Sommaire fait, le Maître d’ouvrage a demandé un complément d’études, et ne l’a approuvé qu’au premier trimestre de l’année 1993.

L'Avant Projet Détaillé a été élaboré simultanément avec le Dossier de Consultation des Entreprises en 1993, en vue d'aboutir à une consultation des Entreprises en décembre 1993.

Alors que le Dossier de Consultation des Entreprises était en voie d’achèvement, le nouveau ministre de la culture, M. Jacques TOUBON, a souhaité qu’une mission d’évaluation fasse le point de l’avancement des études avant d’engager l’Etat de manière définitive dans les travaux. A cette fin, il a mis en place une mission d'évaluation de la programmation du centre culturel Tjibaou, composée de MM. Jean-François de CANCHY, conseiller technique auprès du Ministre de la Culture; Serge ARNAULT, conseiller technique auprès du Ministre de la Culture; Patrick O’BYRNE, conseiller technique du Cabinet d'architecture CAFE; Alban BENSA, ethnologue, collaborateur de l'architecte Renzo Piano ; et Octave TOGNA, Directeur Général de l'ADCK. Le rapport de la mission, remis au ministre le 20 octobre 1993, ne fut approuvé que le 14 décembre 1993. Ce rapport confirmait l’économie générale du projet, tout en l’infléchissant par une augmentation des surfaces d’exposition (+500m²) prise sur une réduction des espaces de création artistiques déplacés à l’extérieur du bâtiment principal. Suite à ces modifications, un examen technique et financier du projet fut conduit aux mois de janvier et février 1994.

Les conclusions ont été présentées au conseil d’administration de l’A.D.C.K. qui les a approuvées le 7 mars 1994. Le contenu du centre culturel et sa muséographie ont été conçu en 1993 par Emmanuel Kasarhérou (ADCK) et Roger Boulay (Musée National des Arts d’Afrique et d’Océanie) et avec Bélao Wédoye (Musée Territorial de Nouvelle-Calédonie) pour le Chemin Kanak.

La mise au point du Dossier de Consultation des Entreprises commençait le 25 mars 1994. Le DCE était présenté par le Maître d’œuvre le 10 juin 1994 et approuvé avec quelques réserves, par le conseil d’administration de l’A.D.C.K. le 25 juillet 1994. Les appels d’offres ont été lancés le 31 août 1994. La commission des marchés de l’A.D.C.K. en sa réunion du 9 décembre 1994, a déclaré 3 lots fructueux, a attribué 6 lots sous réserve, et 26 lots infructueux. Un dossier modificatif a été rédigé pour le 12 janvier 1995, et les nouvelles offres devaient parvenir pour le 10 février. Le 21 février 1995, la commission des marchés sélectionnait la liste des offres retenues lot par lot.

La mise au point des marchés intervenait à Paris et à Nouméa, du 27 février au 29 mars 1995. Signés par les entreprises métropolitaines, les 30 et 31 mars, les marchés étaient signés par les entreprises locales, les 6 et 7 avril, puis visés par le Contrôleur financier de l’A.D.C.K., le 10 avril 1995. La notification du marché à l’entreprise GLAUSER International, titulaire du lot 0, valant ordre de service de démarrage des travaux, était signée le 28 avril 1995. Les travaux débutaient réellement les 5 mai 1995.

La consultation sur le mobilier, les consultations sur la muséographie, la consultation sur le film vidéo de Kanaké, se sont déroulés jusqu’en 1996.

Le centre culturel Tjibaou a été inauguré par M. Lionel JOSPIN, premier ministre, en présence de Mme Catherine TRAUTMAN, ministre de la culture, de MM. Michel ROCARD, Jack LANG, Emile BIASINI, J-Claude MORENO, et des ministres représentant plusieurs pays de la Région, les 4 et 5 mai 1998. Il a été ouvert au public, le 16 juin 1998.

L'A.D.C.K. est propriétaire du site par décision du Conseil municipal de Nouméa en date du 28.11.91 et par l'acte de cession du 20.07.92.

Outil et symbole, ouvert à tous les publics, le centre culturel Tjibaou est un équipement culturel atypique du point de vue des règles administratives puisqu'il se voudrait à la fois centre culturel "classique", centre d'exposition d'art kanak et océanien contemporain, lieu d'exposition sur les sociétés kanak, centre de formation, centre de recherche, médiathèque spécialisée, atelier de création artistique, théâtre auditorium, espace d'accueil pour les touristes. Le projet se veut un lieu d'identification de la culture kanak et de son pays, de production culturelle, de transformation sociale, moteur du pays et enraciné sur l'ensemble du Pacifique sud.

Le centre culturel se veut un lieu !

  • D'identification de la culture kanak et de son pays :

    il affirme l'identité kanak comme référence, tant pour la société kanak que pour l'ensemble des communautés du pays.
  • De production culturelle :

    S'il fait une large part au patrimoine fondateur, il est aussi le lieu de production d'une culture kanak contemporaine, qui s'inscrit résolument dans le monde océanien, à travers de nouvelles formes d'expression, en même temps qu'elle œuvre à la continuation dynamique de la tradition. L'élaboration de cette production sera ouverte à toutes les populations du pays.
  • De transformation sociale :

    Par son action culturelle même, il contribue à (re)donner du sens à une société en transformation rapide, de la cohésion et de la cohérence à un peuple soumis à d'importants facteurs de changement.
  • D'image "moteur" d'un pays :

    Par la qualité de son architecture et de ses actions, il est l'image symbolique de la Nouvelle-Calédonie, son emblème de rayonnement international. Il contribue aussi au développement touristique et global du Pays.
  • En relation étroite avec l'ensemble de la région Pacifique sud.


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