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Les nuits Emergence /

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Durant trois soirées, les lauréats Emergence 2011 auront l’honneur de dévoiler au public calédonien leur nouvelle création.

«La baie des dames» : Déportées, emprisonnées, condamnées, liées par un passé distinct mais un destin commun. Dans l’attente de l’heure ultime, huit femmes vous dansent leur histoire. Danse contemporaine de la Compagnie Origin' (chorégraphie de Julie Restikelly) avec un quatuor à cordes du Conservatoire de Musique de la Nouvelle Calédonie.

Suivi de «La femme océan», lecture dansée d’après des textes de Marguerite Duras. Elle- la Femme océan et Lui - l’Homme atlantique, dans l’intime et l’ultime combat de l’amour. Ils se rencontrent, s’aiment et se séparent sur les textes poignants de Marguerite Duras. Sous la direction de Manuel Touraille avec la complicité de la compagnie de théâtre Cris pour habiter Exils.

  • 20h00 - 20h45 : «La baie des dames»
  • 20h45 - 21h00 : Entracte
  • 21h00 - 22h00 : «La femme océan»

Plein tarif : 2 500 F - Tarif réduit : 2 000 F (moins de 18 ans, plus de 65 ans, ou les titulaires de cartes d’étudiants, d’apprentis, de demandeurs d’emploi ou d’Aide Médicale Gratuite type A) - Tarif enfants : 1 250 F - Forfait famille (2 billet adultes et 1 billet enfant) : 5000 F.

Découvrez ci-dessous les créations des lauréats Emergence

La baie des dames

Danse contemporaine de la Compagnie Origin’ (chorégraphie de Julie Restikelly) avec un quatuor à cordes du Conservatoire de Musique de Nouvelle-Calédonie.
Tout public à partir de 6 ans.

illustration_041874. Huit femmes, huit crimes commis. La sentence est prononcée.
Sur scène les solos se succèdent, d'une danseuse à l'autre, d'un aveu à l'autre... Une mise à nu avant la condamnation.
Elles quittent la France pour la Nouvelle-Calédonie, terre d'exil du Pacifique sud ; Les corps dansants tanguent d'un bord à l'autre du navire et transportent le public dans ce long voyage vers leur destinée. Le périple laisse déjà se révéler l'instinct de solidarité qui unit ces femmes.
Dans leur cloisonnement, une foule de sentiments les traversent : peur, tension, solitude, regret, colère… Des chorégraphies tantôt flegmatiques, tantôt effrénées, sur une musique classique poignante...
Pourtant, l’union du groupe les encourage à survivre à leur détresse. Pourtant, elles continuent de rêver …
Ensemble, elles s'accrochent et se soutiennent, soumises à leur châtiment et au mariage forcé.

Dans ce spectacle de 45 minutes, huit jeunes artistes retracent en danse un temps fort de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie au XIXème siècle.
Sur les notes de «La jeune fille et la Mort» de Schubert, la Compagnie Origin’ partage la scène avec un envoûtant quatuor à cordes du Conservatoire de Musique de Nouvelle-Calédonie.

Danseurs : Flora BOUGUES, Aude COULON, Julie FORTIN, Delphine LAGNEAU, Véronique NAVE, Julie RESTIKELLY, Houy-Sy THAO, Mara WHITTINGTON.
Chorégraphie : Julie RESTIKELLY.
Musique : Franz SCHUBERT | Quatuor à corde N°14 «La jeune fille et la mort» Interprété sur scène par Nivane FOUAD (Violon 1), Tanya GOOCH (Alto), Jérôme MARCHAND (Violoncelle), Martine VIGNOUD (Violon 2).
Création Lumières : Lo-Ammy VAIMATAPAKO. Production : ADCK - centre culturel Tjibaou.

Avec le soutien de : L’ADCK - centre culturel Tjibaou, La Ville de Nouméa, La Province Sud, La Mission aux affaires culturelles, Le Rex de Nouméa, Le Centre Culturel du Mont Dore, Le Centre d’Art, Le Conservatoire de Musique de Nouvelle-Calédonie.
Remerciements : Richard Digoué, Nadège Lagneau, Manuel Touraille, Cyril Pigeau, Kristel et Guillaume Saussay, …

 


Danse fusion ethnique (classique, contemporain, hip hop)

Origin' est un collectif de jeunes danseurs de Nouvelle-Calédonie, créé en novembre 2009 par Delphine Lagneau et révélé à l'occasion de sa victoire au concours territorial des jeunes chorégraphes, la même année.
Le projet fondateur de la compagnie Origin' réside dans la création de spectacles chorégraphiques à destination du jeune et tout public en Nouvelle-Calédonie et à l'étranger. La démarche de création de la compagnie s'enrichit de la rencontre et du travail entre artistes aux origines ethniques, culturelles et artistiques variées. Les créations de la compagnie abordent des thèmes modernes et universels en intégrant tout de même une empreinte représentative de la culture ou de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie.

En 2010, la compagnie est lauréate du programme «Emergence», initié par l'Agence de Développement de la Culture Kanak - centre culturel Tjibaou. C'est dans ce cadre qu'a vu le jour la première création chorégraphique «Tjukurpa», un spectacle de 40 minutes qui tente une approche du sujet de la modernité et des traditions.

«Tjukurpa» a été dansé lors de deux grands festivals calédoniens et à l’international, le festival WAAN Danse et le festival culturel du Mont-Dore, puis dans le Great Lake Center de Taupo en Nouvelle-Zélande.
En 2011, c'est une jeune danseuse de la compagnie, Julie Restikelly, qui s'engage dans la chorégraphie d'une seconde pièce pour huit danseuses, «La baie des dames», un spectacle inspiré de «La jeune fille et la mort», thème universel qui a traversé les époques et les arts, et réadapté à l'histoire du Bagne en Nouvelle-Calédonie. Le spectacle sera dansé au centre culturel Tjibaou en septembre 2011, puis au Centre d'Art de Nouméa en octobre.

L'expérience de ses trois années d'existence pousse la jeune compagnie à s'orienter désormais vers les réseaux chorégraphiques du Pacifique et de l'Europe, où elle souhaite offrir au public une part de la richesse du patrimoine culturel calédonien.

Enfin, la compagnie désire soutenir activement la professionnalisation du danseur et la reconnaissance de son statut sur le Territoire. Cette volonté passe par des rencontres et des échanges qui se veulent les plus constructifs et ambitieux possibles avec les institutions publiques et les acteurs de la scène culturelle locale et internationale.

 

«C'est un réel coup de coeur qui est à l'origine de ce spectacle : pour Schubert et son quatuor à cordes, pour cette oeuvre magistralement connue «la Jeune Fille et la mort». L'idée de cette création est partie de là et de l’opportunité de créer une pièce dans le cadre des «cartes blanches» du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon.

C'est dans ce contexte que j'ai pu débuter la création d'une pièce pour seize danseurs sur le second mouvement du quatuor, le plus célèbre. Le thème était posé : la condamnation à mort. Mon inspiration s'est révélée ensuite tout naturellement par la construction musicale et la recherche de sentiments éprouvés. Je souhaitais par ailleurs approfondir mon travail avec un groupe de danseurs, où chacun a son individualité.

«Mission accomplie», ce segment de création fut très apprécié du public et rejoué dans le cadre de la Biennale de la Danse à Lyon en 2008.

Deux années plus tard, avec du recul et le sentiment d'un projet resté en suspens, j'ai souhaité poursuivre la chorégraphie du quatuor dans sa globalité pour faire vivre cette musique qui m’était si chère et créer une pièce vraiment aboutie. Celle-ci ferait alors l'objet d'un réel échange d'espace et d'émotions entre musiciens et danseurs. La musique classique jouée sur scène et mêlée à la danse prendrait une toute autre dimension et enrichirait à son tour l'interprétation du danseur.

Plus tard, j'ai souhaité adapter mon thème à l'histoire de la Nouvelle-Calédonie, ma nouvelle terre d'accueil. Le Bagne s'est imposé tout naturellement comme cadre logique de la pièce, parce qu'il fait aussi l'identité de ce pays, à travers tous les vestiges qui se dressent encore ci et là sur cette île du Pacifique Sud. C’est alors un grand plongeon dans le passé et surtout dans les faits que j'ai entrepris. Je me suis documentée, je me suis questionnée et j'ai questionné mes danseuses sur les conditions de ces femmes bagnardes : Espoir ? Désillusion ? Isolement ? Crainte? Remords ?...

Je ne prétends pas ici mettre en danse un récit historique, mais illustrer des scènes de vie passées, associées aux sentiments présents.
Comme pour s'approprier cette histoire, chaque danseuse s'est d'abord cherché une identité, un passé, un crime, un présent, une façon de le vivre et un avenir, meilleur ou résigné.

L’ensemble du concerto est une succession de quatre tableaux construits par des unissons intimement liées à la musique et du matériel chorégraphique apporté par l’ensemble du groupe et résultant de multiples questionnements.

Le mouvement dansé doit donner sens au propos. Au delà du geste, cela passe aussi par l'utilisation de l'espace et de l'objet, ou encore les effets de lumière et la mobilité du décor.

Cette collaboration danse/musique se doit de respecter le propos mais avant toute chose, l'objectif des musiciens et des danseurs est de transporter le spectateur dans un autre temps, ouvrir ses sens et le divertir.»
Julie RESTIKELLY

 

Julie RESTIKELLY (Chorégraphe et danseuse)
Originaire de Toulouse, elle suit une formation de danse classique, contemporaine et jazz au Conservatoire National de Toulouse qu’elle intègre à l’âge de 7 ans. À 18 ans, on lui décerne la médaille d’or en danse contemporaine et elle obtient son EAT.
C’est au Conservatoire Supérieur de Danse de Lyon, en 2005, qu’elle poursuit sa formation en danse contemporaine pendant quatre années. Elle y étudie les plus grands courants de la danse contemporaine auprès de Anne MARTIN, Juliette BEAUVICHE et Marie Françoise GARCIA et participe à des stages avec de grands chorégraphes ou danseurs comme Odile DUBOC, Angelin PREJLOCAJ, Marion BALLESTER, Muriel CORBEL, Yuval PICK, Susan ALEXANDER... Dans sa troisième année, elle obtient son certificat d’études supérieures et réalise une création pour 16 danseurs «Un instant passager» qu’elle présente pour la Biennale de la danse de Lyon. En dernière année, elle intègre le Jeune Ballet de Lyon qui tournera en France avec deux créations, «Ogives» de David DROUARD et «Hélice» de Gaétano BATTEZZATO.
Durant l’été 2009, elle suit une formation pédagogique de danse, avant son arrivée en Nouvelle-Calédonie, où elle donne des cours de danse contemporaine et de danse classique. Elle intègre la compagnie ORIGIN’ en Janvier 2010.

 

Flora BOUGUES (Danseuse)
Elle a mis les pieds dans la danse grâce à Véronique ASENCIO. Géraldine JAULT lui a fait connaître la danse contemporaine à L'Ecole Nationale de Musique et de Danse de Châtellerault.
C'est par la suite qu'elle entre au CNSMD de Lyon. Durant son cursus de 4 ans, elle va parcourir des pièces d'Odile DUBOC, CUNNINGHAM, DECOUFLE, François VERRET, ... Elle danse également dans une création de Gaetano BATTEZZATO et David DROUARD. Elle multiplie les rencontres comme avec Jackie TAFFANEL, Dominique MERCY, Hervé KOUBI et Guillaume GABRIEL.
Après ces quatre années, Flora va ouvrir son bagage à la capoiera angola au sein du groupe de maître Barba BLANCA.
En 2010, elle monte sa première création «Histoire d'éléments» qui lui permet de se familiariser avec la vidéo, la photo et la musique actuelle. De plus, avec Mylène AUDOUIN, elle donne des ateliers de création en vue de spectacles de fin d'année pour le CIAS de Villefranche-sur-Saône. Aujourd'hui elle donne des cours de danse classique, contemporaine et modern-jazz au conservatoire du pays roussillonnais.

 

Aude COULON (Danseuse)
Née en Nouvelle-Calédonie, elle commence la danse à l'âge de 6 ans. Elle pratique la Danse Classique pendant une dizaine d'années avant d'intégrer la compagnie Corps Accord de Stéphanie MUCET, dans le cadre de ses études à l'université. En 2005, elle passe l'audition de la Compagnie KARBAL NOUMEA BALLET qu'elle intègre en juillet 2006. Elle danse pour divers festivals en Nouvelle-Calédonie, aux Samoa américaines, à Tahiti et en Nouvelle-Zélande. Depuis 2007, elle est danseuse dans la compagnie NIYAN du chorégraphe Richard DIGOUE et avec laquelle elle danse à la Réunion en 2007. En 2009, elle participe au spectacle de danse et de théâtre «Le cabaret sous la toile», en tournée sur l'ensemble du territoire calédonien pendant deux années. C'est en 2011 qu'elle entre dans la compagnie ORIGIN'.

 

Julie FORTIN (Danseuse)
Née en Nouvelle-Calédonie, elle débute la danse classique à l'âge de 5 ans. Elle prend des cours de danse classique, contemporaine et modern-jazz pendant une quinzaine d'années. En 2002, elle est lauréate du concours national de danse de Nouvelle-Calédonie, dans la catégorie «Autre style». Elle a participé à plusieurs stages de danse en Australie, en France et notamment au Conservatoire National de Danse d'Avignon où son talent est déjà repéré. En 2007, elle intègre en Nouvelle-Calédonie le KARBAL NOUMEA BALLET, dirigé par Sthan KABAR LOUET, ancien soliste de Maurice Béjart. Avec cette compagnie qui allie danse contemporaine et océanienne, elle dansera dans deux créations «Sympho'us» et «Terre d'Auras», dont l'une a été représentée lors d'un festival en Nouvelle-Zélande. En 2011, elle rejoint la nouvelle création de la compagnie ORIGIN'.

 

Delphine LAGNEAU (Administratrice et danseuse)
Originaire de Nouvelle-Calédonie, c’est à l’âge de 4 ans que Delphine fait ses premiers pas de danse. De formation classique, elle continue de pratiquer cette discipline pendant une quinzaine d'années auprès de Claudine MINEL. En 2002, ses études d'Ingénieur la conduisent en Métropole où elle suit les cours du Centre de Danse du Marais à Paris. En 2008, de retour en Nouvelle-Calédonie, Delphine s'initie à la danse contemporaine en travaillant auprès de Florence VITRAC, professeur de danse du conservatoire de Paris. C’est en 2009 que Delphine LAGNEAU créé la Compagnie ORIGIN', et porte le projet de leur première pièce «Tjukurpa». En 2010, elle est engagée dans la compagnie NYIAN de Richard DIGOUE et intègre la distribution du «Cabaret sous la toile» et du spectacle d'ouverture du Festival des Arts Mélanésiens. En 2011, chargée d'actions culturelles autour des arts audio-visuels et des arts vivants, Delphine participe à la création chorégraphique de la cérémonie d'ouverture des XIVèmes Jeux du Pacifique et de «La baie des dames».

 

Véronique NAVE (Danseuse)
Née en France, Véronique NAVE démarre la danse dès l’âge de 4 ans et fait toute sa scolarité en études aménagées au Conservatoire National de Région à Lyon. Après le bac elle intègre directement le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse à Lyon ce qui lui a permis de travailler avec différents chorégraphes (J-C.GALLOTA, C.VIALLON, D.PLASSARD, A.MARTIN). Parallèlement, sans cesse attirée par la chorégraphie, en 2004 elle présente sa première création, un solo, «A double sens», s’ensuivent «Animal urbain» puis «4» et dernièrement «Je, tu, nous...», un duo mêlant danse et théâtre. Aimant également les évènements éphémères, elle participe à différentes performances lors des Biennales de la danse et d’art contemporain, dans les musées ou des jardins publics. Depuis novembre 2009 Véronique vit en Nouvelle-Calédonie ce qui lui a permis d’intégrer les Compagnie NIYAN et ORIGIN', puis de se lancer dans l’enseignement de la danse tout en poursuivant sa recherche chorégraphique.

 

Houy-Sy THAO (Danseuse)
Houy-Sy débute la danse classique à l'âge de 5 ans et la danse moderne à l'âge de 7 ans. Elle se forme notamment auprès de Sylvie HERMELINE et Cathy VALETTE à Montargis (Loiret). De 2000 à 2005, cette jeune danseuse suit des études d'ingénieur à Lyon où elle danse et donne des cours au sein de la compagnie universitaire RAGDA. Elle s'ouvre alors à la danse contemporaine, africaine et au jazz-funk. En 2005, Houy-Sy se rend en Nouvelle-Calédonie où elle intègre la Compagnie MADO de Thierry BAIN (danse néo-classique et afro-contemporaine) jusqu'en 2010. Dans cette compagnie, elle danse plusieurs pièces comme «Traditonnal project», «Métamorphose» ou «Vogue». En 2011, Houy-Sy THAO intègre la distribution de «La baie des dames» de la Compagnie ORIGIN'.

 

 

Mara WHITTINGTON (Danseuse)
C'est à l'âge de 5 ans que Mara fait ses premiers pas au conservatoire de La Rochelle, jusqu'à ses 15 ans. De 2003 à 2007, elle se forme au Conservatoire National de danse d'Avignon et est titulaire du ballet de la cité des Papes. En 2003, Mara intègre la compagnie Revelenscene et sa revue music-hall «Plume». En 2005, elle poursuit son expérience avec la Compagnie de la Lanterne avec laquelle elle danse «Dolores» pour le festival d'Avignon, une pièce chorégraphique mêlant danse, musique et théâtre. En 2009, son désir d’ouverture à la culture artistique du Pacifique l’incite à intègrer la Compagnie NYIAN en Nouvelle-Calédonie. En 2010, elle danse pour l'Ouverture du Festival des Arts Mélanésiens avec cette même compagnie. La même année, Mara fait partie de la distribution du spectacle «Well'Come» de la compagnie de danse Hip-Hop Posuë (pièce présentée au festival «WAAN Danse» du centre culturel Tjibaou). En 2011 elle danse pour la Compagnie Origin' le spectacle «La baie des dames».

 

 

La femme Océan

Lecture dansée d’après des textes de Marguerite Duras. Sous la direction de Manuel Touraille avec la complicité de la compagnie de théâtre Cris pour habiter Exils.
Tout public à partir de 11 ans.

Elle - la Femme océan et Lui - l’Homme atlantique, dans l’intime et l’ultime combat de l’amour. La rencontre flash sur une piste de danse dans la sensualité d’un tango (Gotham Project). Elle - Quand je danse, c’est comme si je retournais dans un terrain sauvage.
Lui - C’est comme un jeu aux règles perdues.
Les souvenirs de l’enfance et la passion des amants en terre lointaine.
L’assouvissement de l’amour. Le texte du film Hiroshima mon amour (nrf - Gallimard 1967).
La séparation. Le texte nu de l’Homme atlantique (Les Editions de Minuit 1992).
Elle - Je suis dans un amour entre vivre et mourir.

Les chorégraphies en duo, solo, trio, quatuor, quintet se construisent à partir de chansons, de musiques de films (Zoo Orchestra, Wim Mertens). D’une trompette arabe (Désert blues) à la Mezzanine de l’Alcazar, d’un chant laotien à India Song, de Vivaldi l’Irlandais à Mozart l’Egyptien, de la valse de l’Eden cinéma à la Rumba des îles (Jeanne Moreau et Marguerite Duras), des cris de chauves-souris aux déferlements des vagues, les mots, la musique et les sons envoûtent la danse.

Des images sont projetées sur l’écran et sur les corps – les archives en noir et blanc de la caméra Kodak à ressort, des couleurs délavées de la caméra Beaulieu super 8, des images numériques de mer, de forêt et de rivière en haute définition.

Adressé à des publics jeunes (à partir de 14 ans), le spectacle d’arts mêlés propose une initiation à l’univers de Marguerite Duras «grand reporter de l'âme».

Interprètes : Olivia Duchesne, Laura Ghanotakis, Delphine Lagneau, Véronique Nave, Tanguy Ricaud, Gauthier Rigoulot, Laurent Rossini, Jean-Philippe Vaimatapako.
Direction de projet, mise en scène et adaptation : Manuel Touraille avec la complicité de la compagnie de théâtre Cris pour habiter Exils et de la troupe de danse Origin'.
Coordination générale : Delphine Lagneau.
Chorégraphie : Laura Ghanotakis, Delphine Lagneau, Véronique Nave, Gauthier Rigoulot, Jean-Philippe Vaimatapako.
Images : Manuel Touraille et Jorge Vallejo Torres.
Montage : Manuel Touraille et Frédéric Thollet. Lumières : Lo Ammy Vaimatapako.
Production : ADCK - centre culturel Tjibaou. Bibliothèque Bernheim/SILO. Mairie de Nouméa.
Producteur exécutif : Association ADAMIC avec la participation des artistes-interprètes et le mécénat de LOCALTEL.

Remerciements à M. Louis-Georges Viale pour les images d’archives de la Nouvelle-Calédonie, à Technividéo et à Cal-
Ciné pour les caméras, à Nadia Lesage pour le tournage au Mont-Koghi.

 

Marguerite Duras, de son vrai nom Marguerite Donnadieu, est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh, une ville de la banlieue Nord de Saigon.

Le Viêt-Nam qu’elle ne quittera qu’à l’âge de 18 ans, la précarité de leur vie là-bas, son engagement politique plus tard, se retrouvent dans ses premières oeuvres et surtout dans celle que l’on considère comme la somme de toutes les autres : L’Amant.

Ce récit d’amour et de passion, ce retour aux thèmes biographiques et asiatiques dans une narration minimaliste, nous plonge dans l’univers de cette romancière-scénariste-réalisatrice, qui comme personne, parle de l’Amour, la souffrance, le manque, les frustrations, les non-dits, avec des mots d’une simplicité et d’une beauté poignante, qui touchent, qui marquent et jamais ne s’oublient.

 


Lauréat Emergence 2011

Né en 1960, Manuel Touraille amorce sa carrière dans le cinéma en tant qu’assistant à la mise en scène dans le théâtre et assistant réalisateur dans le cinéma de 1980 à 1989 avec Roman Polanski ou encore Claude Berri. L’année 1990 est consacrée à la programmation et à la direction de production dans divers centres dramatiques et théâtres. Les années 1999 à 2006 donnent un nouvel élan à sa carrière en le propulsant au rang de directeur du Théâtre de l’île et du Festival Equinoxe en Nouvelle-Calédonie. Dès lors, il peut ainsi laisser voguer sa fascination du thème de l’évasion et de ses imaginaires idéaux, par le développement de nombreux projets artistiques sur un plan régional, national et international.

Il met également un point d’honneur à favoriser la création (théâtre, danse, arts de la rue, cirque) et l’action culturelle (mission mécénat, chèque-culture, expositions, festivals, prix littéraires, cultures urbaines, musiques actuelles), dans des projets d’organisation de résidences, de tournées (Festival d’Avignon) et de coordination de la Semaine de l’Océanie à la Comédie Française.

Manuel Touraille est aussi un auteur dramatique guidé par ses besoins en reconnaissance identitaire et par ses explorations sur le thème du voyage. Il est publié à l’Avant-scène à Paris, à l’Herbier de Feu à Nouméa et est joué sur différentes scènes internationales, notamment le Théâtre de l’Europe, le Théâtre Victoria (Seychelles) ou le centre culturel Tjibaou. Aujourd’hui il est un fier représentant des arts et de l’expansion des talents calédoniens en tant que délégué général de l’Association pour le Développement des Arts et du Mécénat (ADAMIC) mais aussi, un acteur dans la découverte des nouvelles richesses culturelles calédoniennes et de la cohésion socioculturelle par son poste de directeur du Rex depuis 2009.

 

Olivia DUCHESNE





L'actrice Astrid Bergès-Frisbey, découverte dans l'adaptation cinématographique de "Barrage Contre Le Pacifique" de Marguerite Duras

Née en Nouvelle-Calédonie, Olivia Duchesne fait des études de lettres à l'Université de Nouvelle-Calédonie puis à l'Université d'Aix-en-Provence où elle rédige un mémoire de maîtrise sur le théâtre de Sony Labou Tansi puis un mémoire de DEA sur Gao Xingjian. Elle travaille avec la compagnie Le Bruit des hommes à La Garde puis intègre le Conservatoire National de Marseille dans la classe de Christian Benedetti. Elle monte Rouge, Noir et Ignorant de Edward Bond au centre culturel de la Busserine avant de revenir sur son caillou natal où elle fonde sa compagnie : Cris pour habiter Exils.
Elle joue dans les spectacles qu'elle met en scène tels que Si ce n'est toi de Edward Bond, Kiwi de Daniel Danis. En 2010, elle a créé au Théâtre de l'île Sauve-toi Pinocchio ! qu'elle a elle même écrit et où elle interprétait la Fée Bleue.
Pendant deux ans elle a participé en tant qu'auteur à l'élaboration du projet "Portraits avec paysage" qui a abouti en avril 2011 à la création de sa pièce J'habiterai la nuit par Alexis Fichet au Théâtre de l'Ile.
En juillet 2011, elle jouait dans la pièce Eileen Shakespeare mise en scène par Laurent Rossini. Elle mène aussi des ateliers de théâtre en direction de la jeunesse et organise régulièrement des lectures mises en espace au Théâtre de L'île, dans les jardins de la Maison du Livre ou à la médiathèque de Rivière-Salée.

 





Une enfant photographiée par Marguerite Duras au Vietnam

 

Delphine LAGNEAU
Biographie (voir la partie Distribution du spectacle La baie des dames)





Marguerite Duras

 

Véronique NAVE
Biographie (voir la partie Distribution du spectacle La baie des dames)
Laura GHANOTAKIS




Delphine Seyrig L’année dernière à Marienbab

C'est en suivant les traces de sa mère qui enseigne les danses de société qu'elle découvre sa passion. A partir de l'âge de 12 ans, elle se tourne d'abord vers le Rock and Roll et à la suite de cela, son désir constant de découvrir toutes les facettes du monde de la danse la pousse vers les danses latines (Chacha, Jive, Rumba, Paso Doble, Samba) et les danses standard (Valse lente, Valse Viennoise, Tango européen, Quick Step, Slow Fox). A l'âge de 17 ans elle devient l'assistante de sa mère pour la préparation et l'enseignement des cours. A 18 ans sa passion la pousse vers des cours de Lindy Hop (danse de Swing) et elle devient également l'assistante du professeur. En parallèle, Laura s'initie au modern jazz aux Coulisses de la Danse et du Théâtre, ainsi qu'à la danse contemporaine, classique, et au Hip Hop. En 2009 elle suit une formation professionnelle de danse classique et modern jazz au Centre de Développement Chorégraphique avec Franck Ashley et Astrid Panaras, qui lui permet de devenir une danseuse confirmée. Cette même année elle participe à la création de la compagnie Origin' qui remporte le concours de jeunes chorégraphes à Païta. En 2010 elle est intégrée dans les troupes Danca Brasil et Broadway conduites par Carine Richer Raguin, qui lui propose alors d'enseigner le modern jazz dans son école Arts et Mouvements. Laura continue toujours à s'initier et se perfectionner dans d'autres danses telles que l'Afro-Brésilien, l'Afro-Contemporain, la Samba brésilienne, et le Jazz Fosse.

 

Jean-Philippe VAIMATAPAKO


Tony Leung Ka Fai et Jane March dans L'Amant

 

Il s'initie à la danse par la découverte du Ragga à l'âge de 12 ans, qu'il exerce seul d'abord. Il poursuit plus tard avec le Dance-Hall qu'il pratique en groupe jusqu'à aujourd'hui. A l'âge de 9 ans et demi, il suit des cours de danse du feu, danse originaire des Samoa, avec Taputu, danseur dans la troupe du Tiki Village de Mooréa. En 2009, Jean-Philippe intègre Poeti, une troupe des arts du feu avec laquelle il dansera plusieurs spectacles dédiés à l'accueil des touristes débarquant sur le quai Jules Ferry. La même année, il est engagé en tant qu'assistant, monteur et accessoiriste au Chapitô de Nouvelle-Calédonie. C'est en 2007, avec Stahn Kabar-Louët, qu'il s'ouvre à la danse contemporaine. En 2010, il intègre les compagnies Nyian et Origin', avec lesquelles il crée respectivement le spectacle Pomemi, de Richard Digoué et Anne-Sophie Arzul (4e Festival des arts mélanésiens) et Tjukurpa présenté au Festival Waan Danse au centre culturel Tjibaou.

Laurent ROSSINI
A la fois comédien et metteur en scène, Laurent Rossini a découvert le théâtre en Corse en intégrant la troupe de l’Aghja, à Ajaccio. Elève au Conservatoire national de Marseille, il a collaboré comme comédien à une dizaine de créations (Sarah Kane, Ribes...). Il a joué dans Théâtre sans animaux de Jean-Michel Ribes, Où est ma fiancée d’après Eugène Savitskaya, Cyrano de Bergerac d’après Edmond Rostand, Manhattan Médéa et Barbe Bleue espoir des femmes de Dea Loher, J’ai jamais entendu des histoires comme ça, d’après les écrits de gitans. Il a également créé et mis en scène en 2008 un spectacle intitulé (Des) informations. Depuis 2008, il a participé à toutes les créations de la compagnie Cris pour habiter Exils. Si ce n'est toi de Edward Bond, Kiwi de Daniel Danis, Sauve-toi Pinocchio ! d'Olivia Duchesne. Il préparait également la mise en scène de la pièce Eileen Shakespeare de Fabrice Melquiot présentée au Théâtre de l'Ile en juillet 2011.

 

Tanguy RICAUD
India Song

Dès son enfance, il pratique de nombreuses activités physiques et sportives. Son parcours l'amène à s'initier auprès de Claudine Minel au théâtre et à la danse des années 2001 à 2004. Durant cette même période, il prend également des cours de théâtre chez Isabelle De Haas. En 2005, poussé par l'envie de vivre pleinement son expérience artistique, il intègre le «Karbal Nouméa Ballet» jusqu'à la dissolution de la compagnie professionnelle en 2008. Grâce à cette aventure, il a pu se déplacer en Nouvelle-Zélande et à Tahiti pour divers festivals de danse et notamment au «10ème festivals des arts du pacifique» qui s'est déroulé aux Samoa Américaines en 2008.

 

 

 


Gauthier RIGOULOT

Robert Antelme et Marguerite Duras

Gauthier Rigoulot commence le théâtre à l'âge de 14 ans à la MJC Jacques Prévert d'Aix en Provence. A 18 ans, il fait ses premières expériences dans la mise en scène. A 22 ans, il va à Paris et intègre la compagnie école "Les cousins de la mer" dirigée par Dominique Vaudeville (formation en chant, danse théâtre et mime) puis successivement le conservatoire national de Région Centre (classes d'art dramatique) et le conservatoire du 9ème dans la classe de comédie musicale. Durant sa formation il travaille avec différentes compagnies de théâtre et de danse contemporaine. Au sortir de ses études, il intègre le Théâtre du Bout à Paris (Pigalle), en tant que comédien résident et joue des comédies musicales pour enfants mais travaille aussi avec différents metteurs en scène. Parallèlement, il continue sa formation de danseur. Plus tard Gauthier s'ouvre à d'autres formes d'expression en devenant costumier pour plusieurs compagnies de danse et de théâtre. En 2009, il part en Nouvelle Calédonie et collabore avec Dominique Jean (l'Archipel Théâtre) ainsi que Richard Digoué (Nyian) pour qui il dansera à l'occasion des Jeux du Pacifique 2011. Il fera également la rencontre de la danseuse Véronique Nave, de là naitra sa première création théâtre/danse contemporaine «Je, tu nous…».


Frédéric THOLLET
Frédéric Thollet a travaillé comme cadreur dans le cinéma et à la télévision. Il est actuellement formateur pour l’association Cal-ciné (réalisation et montage) et intervient notamment dans le cadre de la section audiovisuelle du lycée Lapérouse à Nouméa.

 

 

Jorge Vallejo TORRES
Jorge Vallejo a travaillé pour diverses émissions de télévision péruvienne et mexicaine en tant que caméraman et monteur. En Nouvelle Zélande il a réalisé plusieurs documentaires liés au cinéma vérité et a collaboré en tant que concepteur et technicien à plusieurs projets multimédias avec Cyber Lounge. Après des études de Multimédia à l’université d’Auckland, il a participé à la création des effets spéciaux (son et vidéo projection pour une adaptation théâtrale du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry à Dunedin, réalisa plusieurs clips vidéo et documentaires en Nouvelle-Calédonie notamment avec l’Association SEL. Il est actuellement animateur MultiMedia au Rex Nouméa.

 

Le programme Emergence

L’une des principales caractéristiques du programme Emergence est la possibilité pour les lauréats d’intégrer la programmation artistique du centre culturel Tjibaou l’année suivante afin d’y présenter leur création. Dans sa volonté d’affirmer son ouverture vis-à-vis de la scène artistique locale et de la dynamiser, le centre culturel Tjibaou relançait en juillet 2011 cet appel à projets pour la 3ème année consécutive.

Emergence est un programme d’aide à la création et à la diffusion d’artistes ayant un projet dans le domaine des arts vivants. Ce programme permet à des talents locaux de créer et de s’exprimer dans des conditions optimales, il favorise la diffusion des oeuvres et leur rencontre avec le public, il renforce l’accompagnement professionnel des artistes ainsi que la communication de leurs créations. Dans un but de soutien et de dynamisme culturel, Emergence réaffirme le lien privilégié entre les artistes locaux et le centre culturel Tjibaou.

Vous avez déjà pu rencontrer au mois de mars, Marcel Hnepeune lors de la soirée de la Francophonie «Dis-moi 10 mots» mais également lors du Jeudi Culture qui s’est tenu en juin sur la Place de la Marne afin de représenter le plateau musical de l’ADCK – centre culturel Tjibaou. Au mois d’avril, la compagnie Histoires de Marionnettes a su charmer un public de tous âges avec les aventures sous-marines du poisson noir Pilotine.

Durant trois soirées d’émotions et de grâce, Julie Restikelly et Manuel Touraille vont concrétiser leurs projets et auront l’honneur de dévoiler au public calédonien leur nouvelle création, et de le porter, le temps d’une prestation, vers de nouveaux mondes.

Jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 septembre à 20h, salle Sisia, centre culturel Tjibaou

Plein tarif : 2 500 F – Tarif réduit : 2 000 F (moins de 18 ans, plus de 65 ans, ou les titulaires de cartes d’étudiants, d’apprentis, de demandeurs d’emploi ou d’Aide Médicale Gratuite type A) – Tarif enfants : 1 250 F – Forfait famille (2 billet adultes et 1 billet enfant) : 5000 F.


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